À l’approche du vote de confiance, le parti socialiste (PS) a présenté son propre plan budgétaire. Il s’agit d’une alternative au plan du gouvernement qui répond davantage aux attentes des citoyens, avec moins de mesures pénalisantes.
Les socialistes ont déjà pris leur décision quant au vote de confiance prévu pour le 8 septembre, ils n’y participeront pas. Le parti politique réclame au président de la République Emmanuel Macron de choisir un nouveau Premier ministre de gauche pour remplacer François Bayrou.
Ce plan, présenté samedi à la fin des universités d’été du parti socialiste prévoit une économie budgétaire de 21,7 milliards d’euros en 2026. « La bonne nouvelle dans cette période, en cette nuit, c’est qu’un autre chemin existe pour répondre à l’urgence », a déclaré Boris Vallaud, le président du parti à l’Assemblée lors de la présentation de son plan budgétaire.
De son côté, le chef des députés LR, Laurent Wauquiez, a appelé ce samedi les socialistes à mettre au clair « une bonne fois pour toutes leur position », ainsi qu’à « s’engager à ne plus jamais faire d’alliance avec cette gauche antirépublicaine ». Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, estime qu’il doit y avoir « une élection présidentielle anticipée », assurant que si le président Emmanuel Macron décide de remplacer le Premier ministre actuel François Bayrou, « on le cloue tout de suite », a-t-il déclaré.
Que contient le plan budgétaire annoncé par le parti socialiste (PS) ?
Dans le détail, comme le rapportent de nombreux médias d’après le discours de Boris Vallaud le samedi 30 août, dont Le Monde, ce plan budgétaire vise à satisfaire l’unanimité. Bien que le montant annoncé de 21,7 milliards d’euros soit relativement moins élevé que celui de Bayrou à 44 milliards d’euros, celui-ci prévoit de préserver le pouvoir d’achat des Français et de limiter l’impact sur les ménages modestes.
Parmi le montant annoncé, 14 milliards d’euros seront récoltés « sans mettre à contribution les travailleurs et les services publics », tandis que 26,9 milliards d’euros de recettes seront créés. La mesure phare indiquée par le PS est la suspension de la réforme des retraites avec le retour de l’âge de départ à 62 ans contre 64 ans aujourd’hui.
Le parti socialiste propose d’autre part de baisser la contribution sociale généralisée (CSG) pour les travailleurs qui gagnent moins de 1,4 Smic, en appliquant, en contrepartie, une taxe de 2 % sur les patrimoines qui dépassent 100 millions d’euros, inspirée de la proposition de Gabriel Zucman. Celle-ci devrait permettre de rapporter jusqu’à 15 milliards d’euros d’économie. Le plan budgétaire promet une réduction du déficit public de 4,6 % en 2026, contre 5 % pour le plan de Bayrou et prévoit de passer sous les 3 % en 2032 au lieu de 2029.








