Dépenses de santé : le fardeau est plus lourd pour les actifs que pour les retraités, selon la Drees

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Dépenses de santé : le fardeau est plus lourd pour les actifs que pour les retraités, selon la Drees - Crédit : Canva | Econostrum.info

D’après une étude de la Drees, les actifs accordent une part plus importante de leurs revenus aux dépenses de santé comparé aux retraités. Et pour cause, les cotisations sont bien plus élevées pour les travailleurs que pour les seniors.

Selon les chiffres avancés par la Drees ce jeudi 28 août, en 2019, les charges pour les soins médicaux, tels que les cotisations sociales maladies, le reste à charge ou encore les primes des complémentaires santé représentaient 15 % des revenus des actifs très modestes. Un taux légèrement plus bas chez les retraités très modestes, qui avait atteint 14 %.

Or, cet écart devient de plus en plus marqué au fil de la progression des salaires. Pour les actifs très aisés, il atteint 18 %, tandis qu’il descend à 11 % seulement chez les retraités très aisés. Ce phénomène est davantage marqué chez les ménages modestes, dont les dépenses pour la santé peuvent atteindre 34 % de leurs revenus annuels.

Ces foyers sont confrontés à des charges de santé très élevées, car ils sont souvent mal couverts par l’assurance santé, notamment pour les soins dentaires et l’optique. Le reste à charge de ces ménages peut atteindre jusqu’à 2 400 euros par an. « Les taux d’effort les plus extrêmes sont acquittés par des ménages souvent modestes, parfois retraités, parfois en affection de longue durée (ALD) et ayant peu recours à la complémentaire santé solidaire. », résume la Drees. Ces ménages ont généralement des revenus très limités, ce qui rend le poids du reste à charge encore plus lourd à supporter.

Le dispositif « 100 % santé » s’avère inefficace pour réduire les dépenses de santé

Dans son étude, la Drees a analysé les données d’avant 2019, soit avant l’entrée en vigueur du dispositif « 100 % santé ». Pour rappel, celui-ci vise à assurer une prise en charge totale, sans aucun reste à charge, de certains soins et équipements, notamment dans le dentaire, l’optique et l’audiologie, à travers une combinaison de l’assurance maladie et de la mutuelle.

Cependant, comme l’explique la Drees, « le recours aux équipements couverts à 100 % n’étant pas systématique », le reste à charge peut continuer à être élevé pour les 1 % des ménages qui affichent le plus haut taux de dépenses de santé. En effet, lorsque le patient ne choisit pas un équipement couvert par le « 100 % santé », celui-ci devra payer lui-même la différence. Dans certains cas, le dispositif adapté n’est pas disponible en remboursement intégral à 100 %.

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