La situation de l'emploi des cadres continue de se fragiliser au cours de cette année. Les intentions de recrutement des entreprises pour ces profils sont en baisse, atteignant leur niveau le plus faible depuis 2021, selon le Baromètre de l’Association pour l’emploi des cadres.
Sur la base de deux enquêtes menées par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), établies entre le 2 et le 17 juin sur une population de 2 000 cadres et de 1 000 entreprises, on constate que le recrutement des cadres régresse. Seules 46 % des entreprises interrogées envisagent d’ouvrir des recrutements de cadres cette année, contre 53 % en 2024.
On constate donc un recul important de 7 points, qui marque également le niveau d’intention d'embauche le plus bas depuis 2021. Alors que le taux des entreprises qui envisagent de recruter au minimum un cadre sur un an était de 50 % en décembre 2024, celui-ci est passé à 45 % seulement en juin 2025, contre 58 % en juin 2024.
« La baisse des intentions de recrutement est confirmée, avec un recul de 13 % pour les entreprises de taille intermédiaire et les grandes entreprises. Les incertitudes des entreprises pèsent, même si la confiance remonte légèrement », détaille la directrice de l’Apec, Hélène Garner, rapporte Le Monde. On constate, d’autre part, qu’au niveau des cabinets de recrutement, ces profils sont de moins en moins recrutés, avec un pourcentage qui atteint 29 % cette année contre 31 % l’année précédente.
Le secteur de l’industrie est particulièrement concerné par la baisse des intentions de recrutement des cadres
Selon le baromètre de l’Apec, les secteurs les plus impactés par la baisse de recrutement des cadres sont ceux de l’industrie, avec un recul des intentions d'embauche de trois points par an. Pourtant, on constate une amélioration de la confiance des entreprises dans leurs carnets de commandes, estimée à 71 % en juin dernier contre 61 % seulement en décembre 2024. De même, de plus en plus d’entreprises sont aptes à anticiper leur niveau d’activité, avec un taux de 63 % contre 59 % sur la même période.
« On peut supposer que les hausses des droits de douane alimentent l’attentisme des entreprises. », estime Hélène Garner, rapporte Le Monde. D’autres facteurs peuvent aussi influencer cette tendance, tels que l’inflation et les coûts de production, qui pèsent lourd sur le budget des entreprises et les incitent à limiter leurs dépenses, quitte à réduire les recrutements. Le contexte géopolitique instable représente également un facteur d’influence sur cette tendance.








