Accord entre l’UE et les États-Unis sur les droits de douane punitifs : La BCE relativise les acquis

Les droits de douane imposés par l’administration américaine vont imputer l’économie mondiale en général et européenne en particulier.

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Droits de douane
Accord entre l'UE et les États-Unis sur les droits de douane punitifs : La BCE relativise les acquis. Crédit : European Union 2020 | Econostrum.info

La question des droits de douane imposés par Donald Trump continue de faire couler beaucoup d’encre. Lors d’une réunion du Forum Économique Mondial à Genève, ce mercredi 20 août, , présidente de la Banque centrale européenne (BCE), s’est exprimé sur l’accord commercial récemment signé entre l’Union européenne et les États-Unis.

Bien que cet accord ait permis de réduire certains droits de douane punitifs instaurés sous l’administration de Donald Trump, elle a souligné qu’il n’avait « atténué » que partiellement l’incertitude mondiale.

Christine Lagarde a précisé que, bien que des avancées aient été réalisées, des zones d’incertitude demeurent, notamment en ce qui concerne les droits de douane spécifiques à certains secteurs comme les produits pharmaceutiques et les semi-conducteurs. Elle a ajouté que ces secteurs restent « flous » et constituent des facteurs qui maintiennent une certaine instabilité économique à l’échelle mondiale.

Perspectives économiques et ajustements de la BCE

En ce qui concerne l’impact de l’accord commercial sur les prévisions économiques, Christine Lagarde a expliqué que les surtaxes applicables aux exportations européennes vers les États-Unis sont actuellement comprises entre 12 et 16%. Ce taux est légèrement supérieur à celui envisagé dans les projections macroéconomiques de la BCE de juin, mais il reste globalement proche des hypothèses utilisées par l’institution dans ses prévisions.

Lors de sa réunion monétaire de juillet, la BCE avait choisi de maintenir ses taux d’intérêt inchangés, après un long cycle de baisses, un signe de prudence dans un contexte économique mondial incertain. En raison de la baisse des prix de l’énergie et de la hausse de la valeur de l’euro, la BCE avait abaissé ses prévisions d’inflation pour la zone euro, la portant à 2,0% pour 2025 et 1,6% pour 2026. Elle s’attend également à une croissance économique plus faible, à hauteur de 1,1% pour 2026.

Les nouvelles prévisions d’inflation et de croissance de la BCE tiendront compte des effets de l’accord sur les droits de douane

En réponse à l’accord commercial, Christine Lagarde a indiqué que les nouvelles prévisions d’inflation et de croissance de la BCE, publiées à la mi-septembre, tiendront compte des effets de cet accord. L’institution a également pris en compte un scénario plus pessimiste, avec la possibilité de droits de douane supérieurs à 20%.

En ce qui concerne la croissance économique, la BCE a averti que l’activité dans la zone euro devrait ralentir au troisième trimestre 2025, après un début d’année relativement bon. Cette situation survient dans un contexte où l’ex-président américain Donald Trump a réitéré ses menaces de droits de douane supplémentaires sur certains secteurs, dont les produits pharmaceutiques, qui représentent 20% des exportations européennes vers les États-Unis.

 

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