Préparer sa retraite est un exercice qui exige rigueur et anticipation. Pourtant, une négligence largement répandue pourrait avoir des conséquences financières importantes. De nombreux assurés font confiance à un document qu’ils ne devraient jamais considérer comme infaillible. Une experte en conseil retraite lance l’alerte.
Pour Marilyn Vilardebo, experte en conseil retraite et présidente du cabinet Origami & Co, l’erreur la plus courante consiste à accorder une confiance aveugle aux relevés de carrière transmis par l’Agirc-Arrco, rapporte Pleine Vie. Ces documents, censés refléter fidèlement le parcours professionnel d’un assuré, sont régulièrement entachés d’inexactitudes. Dans la majorité des cas analysés par les spécialistes du secteur, entre six et huit dossiers sur dix présentent des erreurs ou des oublis, parfois importants.
Certaines périodes d’activité ne sont pas prises en compte, des salaires peuvent être mal enregistrés, ou des changements de statut ignorés. Ces anomalies réduisent le nombre de points acquis, impactant directement le montant de la retraite complémentaire versée. Et lorsque ces erreurs sont détectées trop tard, les conséquences sont définitives.
Des points Agirc-Arrco à contrôler tout au long de sa carrière
Contrairement à la retraite de base, la retraite complémentaire repose sur un système de points. Ces points sont calculés chaque année à partir du montant cotisé. Toute erreur dans le calcul, ou omission d’une période, entraîne mécaniquement une baisse du nombre de points validés. Le montant final de la pension peut alors s’en trouver diminué de manière significative.
Il est donc recommandé de vérifier régulièrement ses relevés, en particulier après des périodes sensibles comme un congé parental, une période de chômage ou un changement d’entreprise. Les transitions de statut, comme le passage de cadre à non-cadre ou inversement, sont également des moments propices à l’apparition d’erreurs. Certains écarts ne sont pas détectés avant le départ à la retraite, rendant toute correction difficile, voire impossible.
Un accompagnement à disposition mais peu utilisé par les retraités
Pour aider les assurés, l’Agirc-Arrco met à disposition des conseillers spécialisés. Ces experts peuvent être contactés gratuitement et sont en mesure de décrypter les relevés, d’identifier les anomalies et d’orienter vers les démarches à entreprendre. Pourtant, ce service reste peu sollicité, faute d’information ou par manque d’anticipation.
Selon l’Agirc-Arrco, seuls six pour cent des dossiers seraient concernés par des erreurs, pour un impact global inférieur à un quart de pour cent sur les pensions versées. Pour les professionnels du secteur, ces chiffres ne reflètent pas la réalité vécue par les assurés, souvent surpris de découvrir des erreurs tardivement.
Une vérification régulière, accompagnée d’un suivi rigoureux de sa carrière, demeure la meilleure protection pour préserver ses droits à pension. Car une fois la retraite liquidée, les marges de correction sont extrêmement limitées.









Bonjour ,
Merci pour l’ article rédigé par
Madame Villaderbo Marylin .
A la retraite depuis juillet dernier , j’ai fais un recours auprès de l’assurance retraite de base sur la proposition de pension qui m’a été faite car de nombreuses erreurs existent dans leurs calculs ( règles # avant et après 1993 , réévaluation franc/euro , interruption de carrière, changement de statut ) et suis en attente d’un retour .
Concernant l’AGIRC-ARRCO , j’ai complété mon relevé de carrière par l’envoi de bulletins de salaires de sociétés qui avaient omis de me déclarer et suis aussi en attente de régularisation .
Aussi àpres lecture de cet article , je vais solliciter un conseiller spécialisé pour vérification de mon relevé car comme pour la retraite de base , la retraite complémentaire peut aussi se tromper avec les mêmes erreurs .
Cordialement