La présidente de l’UFC-Que Choisir, Marie-Amandine Stévenin, a exprimé son mécontentement concernant l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire pour 2025, estimant qu’elle ne couvre pas l’augmentation des prix des fournitures scolaires.
Selon l’association, la revalorisation de l’allocation, fixée entre, 423 et, 462 euros en fonction de l’âge de l’enfant, soit une hausse de 1,7 %, est insuffisante face à la montée des prix dans les magasins. Elle a pointé du doigt la grande distribution, qu’elle accuse d’avoir relevé ses tarifs de manière injustifiée.
« Cette hausse est en dessous du relevé de prix », a affirmé Marie-Amandine Stévenin lors de son intervention sur RMC. Elle a précisé que « les fournitures ont pris 2% entre 2024 et 2025 », ce qui crée un déséquilibre pour les familles modestes qui comptent sur cette l’allocation de rentrée scolaire pour financer les dépenses de la rentrée scolaire. « Cela fait perdre du pouvoir d’achat aux familles qui perçoivent cette aide », a-t-elle ajouté, soulignant les difficultés financières supplémentaires que cette situation engendre pour les foyers concernés.
Une autre critique soulevée par la présidente de l’UFC-Que Choisir porte sur le timing du versement de l’allocation. Selon elle, l’allocation intervient trop tard, seulement une dizaine de jours avant la rentrée. « Dans les rayons, le prix des fournitures scolaires a tendance à augmenter fin août et début septembre », a-t-elle rappelé, précisant que ces augmentations pouvaient atteindre environ 10%. Cela pose un problème pour les familles qui doivent faire face à des hausses de prix de dernière minute sans avoir de moyens supplémentaires pour y faire face.
Le coût moyen du panier des fournitures scolaires
L’UFC-Que Choisir n’est pas la seule association à se pencher sur les coûts liés à la rentrée scolaire. Familles de France, dans son baromètre annuel, a constaté une tendance inverse : une baisse du coût moyen du panier de fournitures pour un élève entrant en sixième. En 2025, le montant moyen de ce panier s’élève à 211,10 euros, contre 223,46 euros en 2024, ce qui représente une réduction de 5,53 %. Cette évolution s’explique, selon Familles de France, par « un contexte économique plus stable : inflation contenue autour de 1%, baisse des coûts de l’énergie et du transport, détente sur les matières premières ». L’association note également un changement dans les comportements des consommateurs, avec « anticipation, comparaison, recherche de promotions et réduction du gaspillage », ce qui a permis de réaliser des économies sur certains achats.
Cependant, bien que Familles de France observe une baisse, les critiques de l’UFC-Que Choisir rappellent que cette réduction ne compense pas l’augmentation générale des prix dans certains secteurs. Ainsi, la question de l’adéquation entre l’allocation de rentrée scolaire et le coût des fournitures demeure un sujet sensible, particulièrement pour les foyers modestes qui comptent sur cette aide pour démarrer l’année scolaire dans les meilleures conditions possibles.








