Le phénomène des « freinages fantômes » inquiète de plus en plus les automobilistes français, notamment à cause des dysfonctionnements des systèmes d’aide à la conduite dans les véhicules récents. De nombreux témoignages font état de véhicules qui, sans raison apparente, freinent brusquement à grande vitesse, provoquant accidents et collisions. Ce phénomène soulève de sérieuses préoccupations en matière de sécurité routière, notamment lorsqu’il entraîne des conséquences dramatiques pour les victimes.
Les véhicules les plus touchés par ce phénomène semblent être ceux produits entre 2017 et 2025. Selon les témoignages recueillis par plusieurs médias, toutes les marques seraient concernées par ces incidents, mais certaines reviennent plus fréquemment dans les récits des automobilistes, notamment Peugeot, Citroën et Skoda. Ces marques ont été citées de manière récurrente par les victimes des « freinages fantômes », ce qui soulève des questions quant aux systèmes électroniques installés dans leurs modèles récents. Les témoignages abondent, notamment celui de Joanna, une automobiliste qui a vécu un incident similaire sur l’autoroute. Elle affirme que sa voiture, équipée d’un système d’aide à la conduite, s’est arrêtée brusquement sans raison apparente, entraînant une collision violente avec un autre véhicule.
Le phénomène des « freinages fantômes » est principalement lié aux systèmes d’aide à la conduite, et plus particulièrement aux dispositifs de freinage d’urgence automatique. Ces systèmes, qui sont devenus obligatoires sur les véhicules neufs depuis 2022, utilisent des capteurs pour détecter d’éventuels obstacles et éviter des collisions. Toutefois, dans certains cas, ces capteurs semblent défaillants, détectant des objets inexistants, ce qui déclenche des freinages non sollicités. Ce dysfonctionnement pourrait être exacerbé par des conditions météorologiques particulières ou des interférences externes, comme des variations dans les conditions de circulation.
Le cas d’Aurélie, une autre conductrice victime de ce phénomène, met en évidence la gravité de ces incidents. Après avoir subi un freinage fantôme, elle a perdu le contrôle de son véhicule, ce qui a provoqué un accident tragique dans lequel sa passagère est décédée. Aurélie a raconté qu’il n’y avait pas de signal sonore ou visuel pour prévenir de l’activation du système de freinage. Après des examens répétés de son véhicule, aucun défaut n’a été détecté. Ce type de situation soulève une série de questions concernant la fiabilité de ces technologies, dont les constructeurs automobiles ne semblent pas avoir détecté d’anomalies, même après expertise des véhicules accidentés.
Les conséquences dramatiques des « freinages fantômes »
Les experts s’interrogent sur l’origine exacte de ces dysfonctionnements. Christophe Theuil, vice-président de la Fédération française de l’expertise automobile, suggère que les problèmes de freinage automatique pourraient être liés à une défaillance des capteurs, qui détecteraient des objets qui n’existent pas. Bien qu’il soit d’avis que ces systèmes de freinage d’urgence sauvent de nombreuses vies, il insiste sur la nécessité de comprendre pourquoi ces systèmes échouent dans certains cas. Les autorités françaises ont réagi en lançant une enquête pour mieux comprendre ce phénomène et vérifier si des actions correctives doivent être entreprises pour améliorer la sécurité des conducteurs.








