Ce samedi 16 août 2025, une grande majorité de pharmacies ont choisi de fermer leurs portes. Ce mouvement inédit, qui s’étend à l’ensemble du territoire, illustre la profonde inquiétude d’une profession fragilisée par la réforme des remises sur les médicaments génériques.
Depuis plusieurs semaines, les pharmaciens alertent sur les conséquences économiques de cette décision gouvernementale qui réduit leurs marges, menaçant la survie de milliers d’officines, en particulier dans les zones rurales où elles représentent souvent le dernier maillon de l’accès aux soins. Les syndicats estiment que près de 6 000 fermetures pourraient intervenir si rien n’est fait pour rétablir un équilibre viable.
Dans certaines régions, la mobilisation est totale et aucun comptoir n’est resté ouvert, laissant les habitants face à une situation inédite. Ailleurs, notamment dans les grandes agglomérations, la participation est plus disparate : certaines officines assurent encore un service minimum, par solidarité envers leurs patients. Mais pour beaucoup de Français, la surprise est réelle lorsqu’ils se présentent ce samedi devant des portes closes.
Comment savoir si votre pharmacie est ouverte ?
La première démarche consiste à contacter sa pharmacie habituelle afin de vérifier si elle assure l’accueil du public. En dehors des horaires classiques, un dispositif national permet d’obtenir des renseignements : le numéro court 32 37, facturé 0,35 € par appel, ou son site internet, donnent accès aux coordonnées de l’officine de garde la plus proche du domicile.
Toutefois, dans le contexte de la mobilisation, ce service peut rencontrer des difficultés de fonctionnement. Les pharmaciens qui ont choisi de participer au mouvement avaient, pour la plupart, pris soin d’informer leurs patients plusieurs jours à l’avance en affichant des avis sur leur vitrine ou en diffusant l’information par d’autres moyens.
Dans les communes rurales, la fermeture quasi généralisée complique encore davantage l’accès aux médicaments. Les patients doivent parfois parcourir de longues distances pour trouver une officine en activité. Les autorités de santé, conscientes de la situation, ont pris soin de publier dans certaines régions des listes de pharmacies ouvertes ou réquisitionnées pour garantir la continuité du service. En ville, les habitants disposent d’un peu plus d’options, mais l’incertitude reste forte, d’où l’importance de vérifier avant de se déplacer.
Au-delà du désagrément immédiat, cette journée symbolise la crainte d’un avenir incertain. Les pharmaciens rappellent qu’ils ne sont pas de simples commerçants mais des professionnels de santé de proximité, indispensables au suivi quotidien des patients, notamment les plus fragiles. Par cette action d’ampleur nationale, ils espèrent alerter l’opinion publique et convaincre les pouvoirs publics d’adapter les réformes en cours. Leur message est clair : fermer un jour pour éviter de devoir fermer à jamais demain.







