La circulation est fortement perturbée sur le RER B ce mercredi matin, plongeant de nombreux voyageurs franciliens dans une journée compliquée et marquée par une succession de difficultés sur l’ensemble de la ligne.
Ce mercredi, le trafic du RER B est fortement perturbé en raison d’un mouvement social local inopiné déclenché par des conducteurs affectés à la gare de Mitry-Claye (Seine-et-Marne). L’annonce, publiée tôt ce matin sur les réseaux sociaux de la ligne, a confirmé que des retards importants, des suppressions de trains et des modifications de dessertes étaient à prévoir sur l’ensemble du tracé. L’association d’usagers Plus de trains évoque même « plus d’un RER sur deux supprimé », conséquence directe d’une grève non anticipée, qualifiée par certains de « dépôt de sac » soudain.
Ces perturbations surviennent dans un contexte déjà difficile pour les usagers. Depuis le 15 juillet, la ligne est partiellement interrompue entre La Croix de Berny et Massy-Palaiseau, dans le cadre d’un programme de travaux d’été qui doit se poursuivre jusqu’au 27 août. Les voyageurs sont contraints d’emprunter des itinéraires alternatifs ou des bus de substitution, rallongeant considérablement les temps de trajet.
D’autres perturbations sur le RER B déjà annoncées.
En plus de ces interruptions déjà programmées, d’autres coupures sont annoncées pour les jours à venir. Du vendredi 15 au dimanche 17 août, aucun train ne circulera entre Mitry-Claye et Gare du Nord. Le jeudi 14 août, ainsi que du 18 au 22 août inclus, le trafic sera interrompu à partir de 22h45 entre Denfert-Rochereau et Aéroport CDG2/Mitry-Claye pour permettre des travaux d’entretien nocturnes.
Ce mercredi matin, les voyageurs ont également dû faire face à un autre problème technique : dès le début du service, le trafic était déjà ralenti à cause d’un rallongement de chantier à Châtelet-Les Halles. Cette accumulation d’incidents et de travaux rend la circulation particulièrement difficile et imprévisible sur la ligne.
Des usagers au bout du rouleau…
Pour les usagers réguliers, cette nouvelle grève surprise est perçue comme un coup dur supplémentaire. Entre les perturbations liées aux travaux, les incidents techniques et maintenant un mouvement social imprévu, les conditions de déplacement sont devenues très aléatoires. Certains voyageurs, contraints de rejoindre la capitale pour travailler, étudier ou honorer des rendez-vous, se trouvent dans l’obligation d’anticiper largement leurs trajets ou de recourir à des solutions alternatives, comme les lignes de métro, le RER A ou encore les bus, souvent eux-mêmes saturés.
Face à cette situation, la communication en temps réel via les réseaux sociaux du RER B reste essentielle pour informer les voyageurs. Néanmoins, la fréquence et la nature des perturbations posent la question de la prévisibilité du service et de la capacité à garantir une régularité minimale sur une ligne utilisée chaque jour par plus de 900 000 voyageurs. Les prochains jours, marqués par la poursuite des travaux et les interruptions annoncées, s’annoncent encore difficiles pour les usagers.








