Emploi : la saignée continue en France, Novasco en redressement judiciaire, 760 postes menacés

Le secteur de l’emploi traverse une mauvaise phase en France avec la fermeture de plusieurs usines et la perte de milliers de postes de travail.

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Emploi : la saignée continue en France, Novasco en redressement judiciaire, 760 postes menacés . Crédit : Canva | Econostrum.info

Le secteur de l'emploi traverse une mauvaise phase en France. Le métallurgiste Novasco, anciennement connu sous le nom d’Ascometal, traverse est dans une situation critique. Le tribunal de Strasbourg a placé l’entreprise en redressement judiciaire, menaçant ainsi l’avenir de 760 salariés répartis sur plusieurs sites en France, notamment en Lorraine, dans la Loire et dans le nord.

Cette décision survient dans un contexte difficile pour l’industrie sidérurgique, avec une situation financière précaire et des attentes déçues suite à la reprise de l’entreprise en 2024 par le fonds d’investissement britannique Greybull Capital. Ce dernier, censé injecter 90 millions d’euros pour soutenir l’entreprise, n’a pas respecté son engagement, laissant l’État assumer une part importante du soutien financier.

Le redressement judiciaire de Novasco, spécialisée dans la production d’aciers spéciaux destinés notamment au secteur automobile, a été acté par la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Strasbourg. Cette situation marque un tournant pour l’entreprise, déjà fragilisée par des difficultés financières persistantes. Le tribunal a fixé la date limite de dépôt des offres de reprise pour la dernière semaine de septembre, avec l’espoir de trouver un repreneur capable de relancer l’activité.

Le calendrier serré et les incertitudes pour l’avenir des postes d'emploi

Les 760 salariés de Novasco se retrouvent aujourd’hui dans l’incertitude totale. Le principal site de l’entreprise, situé à Hagondange en Moselle, emploie 450 personnes, mais des propositions de reprise semblent ne concerner que certains sites, excluant ce dernier. En plus de Hagondange, Novasco possède des sites à Custines (Meurthe-et-Moselle), Saint-Étienne (Loire) et Leffrinckoucke (Nord).

Le climat est d’autant plus tendu que les finances de l’entreprise, déjà fragilisées, ne permettent plus de mettre en place une période d’observation de six mois comme le prévoient normalement les procédures de redressement judiciaire. Le calendrier serré imposé par la situation financière laisse un mois et demi pour trouver une solution viable.

Les raisons de cette crise sont multiples, mais le principal facteur reste le non-respect des engagements financiers pris par le fonds Greybull Capital. En juillet 2024, ce fonds britannique avait racheté l’entreprise avec la promesse d’investir 90 millions d’euros, mais cet investissement ne s’est pas matérialisé. En parallèle, l’État a injecté 75 millions d’euros pour soutenir l’entreprise, mais ce soutien s’avère insuffisant face à la situation actuelle. Ce manquement a précipité l’entreprise dans un gouffre financier, rendant son avenir de plus en plus incertain.

Les employés, soutenus par leurs syndicats, tentent de maintenir un espoir face à une reprise incertaine. Toutefois, les perspectives restent floues et les inquiétudes grandissantes. Pour le moment, la priorité est de tenir jusqu’à fin septembre-début octobre, espérant trouver un repreneur avant que la situation ne devienne irréversible. En attendant, les salariés et leurs familles restent dans l’attente, avec l’angoisse de perdre leur emploi et l’incertitude quant à l’avenir de l’industrie sidérurgique française.

L’avenir de Novasco dépendra désormais des négociations en cours. Mais pour les 760 employés, la situation est plus que jamais précaire, et la pression est forte pour trouver une solution viable qui pourrait sauver l’entreprise et leurs emplois. Le mois et demi accordé par le tribunal sera décisif.

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