Le budget de l’État pour 2026 met en avant une forte hausse des crédits alloués à la défense, au détriment de nombreux autres secteurs. Le projet de budget prévoit une augmentation significative des dépenses militaires, avec une hausse de 6,7 milliards d’euros pour atteindre 57,1 milliards d’euros, contre 50,5 milliards d’euros en 2025.
Cette priorité donnée à la défense s’inscrit dans une volonté d’accroître les investissements dans le secteur militaire et de renforcer la stratégie nationale de réarmement. Les engagements de la France vis-à-vis de l’UE et de l’OTAN sont également des facteurs clés de cette hausse.
Cependant, cette augmentation des dépenses militaires intervient dans un contexte global de maîtrise des finances publiques. Le gouvernement a fixé un objectif de réduction du déficit public à 4,6 % en 2026, avec un contrôle strict des dépenses. « En 2026, par les mesures que nous présentons, le niveau de la dépense publique sera limité à 1722 milliards d’euros, correspondant à un effort de modération de la dépense de l’ordre de 30 milliards d’euros », indique un document officiel publié en juillet et relayé par TF1.
Une répartition des économies inégale dans le budget 2026
Malgré cet effort global de réduction des dépenses, certains secteurs ne seront pas concernés par ces économies. En effet, la défense est l’un des secteurs où les crédits augmenteront le plus. En revanche, plusieurs ministères et secteurs devront faire face à des coupes budgétaires importantes. Par exemple, le ministère de la Solidarité, de l’insertion et de l’égalité des chances subira une baisse de 1,7 milliard d’euros, tandis que la mission « travail, emploi et administration des ministères sociaux » verra son budget diminué de 1,3 milliard d’euros.
D’autres secteurs sensibles, comme la cohésion des territoires, l’aide publique au développement, et l’agriculture, souffriront également de baisses notables, respectivement de 900 millions d’euros, 700 millions d’euros et 200 millions d’euros. Le ministère des Sports, qui a également vu ses crédits réduits, perdra 300 millions d’euros, ce qui a soulevé des critiques, notamment de la part de l’ancien président du comité d’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024, Tony Estanguet. Ce dernier a exprimé son incompréhension face à la baisse du budget du sport, soulignant que le secteur semblait « un peu sacrifié » en cette période post-Jeux Olympiques.
Les priorités du gouvernement sont claires : renforcer la défense tout en maintenant un effort global de réduction des dépenses. Toutefois, cette politique pourrait avoir des conséquences sur des secteurs essentiels comme la solidarité, l’éducation et le sport, qui pâtissent de ces arbitrages budgétaires. Le débat sur les choix de financement se poursuivra sans doute dans les prochains mois, alors que les secteurs touchés chercheront à s’adapter à ces nouvelles contraintes budgétaires.








