En août 2025, les prix de l’électricité en France connaissent une hausse spectaculaire, atteignant de nouveaux sommets. La chaleur extrême et la demande accrue en énergie sont en grande partie responsables de cette flambée. Les consommateurs français risquent de faire face à des factures plus élevées, alors que les incertitudes sur la production persistent.
Cette envolée des prix est directement liée à la hausse de la demande en électricité. En raison d’une vague de chaleur particulièrement intense, notamment dans le sud de la France, la consommation d’énergie a explosé. Les températures ont atteint des pic à 38°C, poussant de nombreux foyers à utiliser leurs climatisations pour faire face à la chaleur accablante. En 2020, environ 25 % des foyers français étaient déjà équipés d’un système de climatisation, un chiffre qui ne cesse de croître, amplifiant ainsi la pression sur la demande énergétique.
L’Agence internationale de l’énergie note que la climatisation est désormais l’un des moteurs principaux de l’augmentation de la demande d’électricité, non seulement en France, mais également à l’échelle mondiale. Cette tendance a été observée dès fin juin 2025, lors d’un premier épisode caniculaire, mais elle a pris une ampleur particulière en août.
Une production d’électricité sous pression
Si la demande explose, la production d’électricité se retrouve sous pression. Les centrales nucléaires, notamment, rencontrent des difficultés à maintenir leur production à pleine capacité en raison de la chaleur. Le refroidissement de leurs réacteurs dépend de l’eau des rivières, et lorsque cette eau atteint des températures trop élevées, certaines centrales doivent réduire leur activité pour éviter d’endommager l’écosystème.
En juin 2025, EDF a dû arrêter temporairement le réacteur 1 de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) car la température de la Garonne avait franchi le seuil de 28°C, rendant le refroidissement du réacteur impossible. De même, des restrictions de production ont été mises en place à Bugey, près du Rhône. Ce phénomène a entraîné une tension accrue sur l’approvisionnement en énergie, d’autant plus que la production d’énergie nucléaire est en baisse pendant cette période.
Des incertitudes prolongées jusqu’à l’automne
Les préoccupations concernant la production d’électricité devraient persister jusqu’à l’automne 2025. EDF a annoncé un retard dans la mise en service du réacteur EPR de Flamanville, dont le redémarrage complet, prévu pour fin août, a été repoussé au 1er octobre 2025. Cette situation aggrave les craintes concernant la capacité de la France à répondre à la demande en électricité durant les mois à venir, particulièrement avec l’approche de l’automne et de l’hiver.
Florence Schmit, analyste chez Rabobank, prévoit que ces retards pourraient entraîner de nouvelles inquiétudes à l’approche de septembre, car la pression sur l’approvisionnement et la hausse continue des prix risquent d’affecter les ménages français.








