Dépenses de santé : les salaires des radiologues pointés du doigt

Les salaires des radiologues sont pointés du doigt par plusieurs organismes.

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Radiologue
Dépenses de santé : les salaires des radiologues pointés du doigt . Crédit : Canva | Econostrum.info

Les radiologues en France figurent parmi les médecins les mieux rémunérés, suscitant des débats sur l’ampleur de leurs revenus. En 2025, un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a révélé que les radiologues gagnent, en moyenne, deux fois plus que les autres spécialistes médicaux.

Cela a alimenté une réflexion sur la nécessité de réformer leur rémunération afin de la rendre plus conforme à celle des autres professionnels de santé. Certaines données montrent que ces revenus peuvent atteindre des montants exceptionnels, jusqu’à 400 000 euros par an. En se basant sur des chiffres de 2021, l’IGF et l’Igas ont estimé que les radiologues avaient un revenu moyen annuel de 188 400 à 212 700 euros.

Cependant, ce chiffre englobe des cas très variés, avec des radiologues libéraux qui génèrent parfois des revenus bien supérieurs. En effet, certains peuvent percevoir jusqu’à 400 000 euros annuellement, ce qui soulève des questions sur la justification de tels montants dans un secteur public financé par les deniers de l’État.

Les différences de revenus entre radiologues libéraux et hospitaliers

Les disparités de revenus entre radiologues libéraux et hospitaliers expliquent en grande partie cette différence salariale. Les radiologues libéraux, qui exercent en cabinet privé, bénéficient de revenus nettement plus élevés que leurs homologues hospitaliers. Ce phénomène est dû à un modèle économique où la rentabilité est maximale, notamment dans des secteurs comme la radiologie où la demande d’imagerie médicale est constante. Selon un rapport de l’Assurance maladie de juin 2025, le secteur de la radiologie est l’un des plus rentables, avec une rentabilité opérationnelle supérieure à 15 %.

Cela dit, cette situation a fait l’objet de critiques de la part de l’Assurance maladie, qui évoque des « niveaux élevés de rentabilité dépassant ceux d’autres secteurs économiques ». L’IGF et l’Igas ont proposé de réformer ce système afin de rendre les revenus des radiologues plus homogènes et de réduire l’écart entre les libéraux et les hospitaliers, un écart qui affecte l’attractivité des hôpitaux publics et pourrait nuire à la qualité des soins.

Face à ces critiques, la Fédération nationale des médecins radiologues a vivement réagi, dénonçant ce qu’elle considère comme une attaque contre leur mode de pratique. Selon la fédération, cette remise en cause de leur rémunération ne prend pas en compte leur rôle essentiel dans l’accès aux soins et la nécessité d’investir dans des équipements de haute technologie, qui sont coûteux et nécessitent des financements réguliers.

Ainsi, les salaires des radiologues en France continuent de faire l’objet d’intenses débats. Tandis que certains estiment qu’une réforme est nécessaire pour une meilleure équité salariale dans le secteur de la santé, d’autres pointent l’importance de reconnaître l’investissement nécessaire à leur pratique et le rôle crucial qu’ils jouent dans le système de soins.

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