Les taux de crédit immobilier restent stables en ce mois d’août 2025. Selon les dernières données publiées par l’Observatoire Crédit Logement/CSA et reprises par plusieurs courtiers, les banques pratiquent actuellement des taux moyens oscillant entre 3,07 % et 3,10 % depuis cinq mois.
Une situation inédite depuis 2021 qui témoigne d’une accalmie sur le marché, même si des risques de remontée persistent à la rentrée. En juillet, le taux moyen s’est établi à 3,07 %, confirmant cette stabilité. Les conditions de financement demeurent donc accessibles, malgré un environnement marqué par les tensions sur les marchés obligataires et la prudence des établissements bancaires. Les emprunteurs peuvent ainsi compter sur une relative visibilité sur le crédit immobilier, alors que l’inflation en zone euro a été ramenée à 0,9 % en France.
Des conditions d’octroi de crédit immobilier nuancées selon les profils
Dans le détail, les barèmes varient selon les courtiers et les durées. Le 1er août 2025, MeilleurTaux affichait par exemple 3,18 % sur 10 ans, 3,40 % sur 15 ans, 3,50 % sur 20 ans et 3,59 % sur 25 ans, soit de légères hausses par rapport au mois précédent. À l’inverse, Pretto annonçait des baisses, avec 2,90 % sur 10 ans et 3,15 % sur 25 ans. Empruntis et ACE maintiennent de leur côté des grilles inchangées autour de 3,25 % sur 15 ans et 3,45 % sur 25 ans.
Cette stabilité globale cache donc des écarts entre établissements. Elle illustre aussi une réalité : « Ce sont surtout les primo-accédants qui empruntent pour un achat immobilier actuellement ». Leur part atteint 55,4 % des transactions de résidence principale, un record depuis cinq ans. Les ménages déjà propriétaires hésitent à revendre pour contracter un crédit immobilier à des taux supérieurs à 3 %, alors qu’ils bénéficient souvent de prêts contractés autour de 1 ou 2 % ces dernières années.
Pour les nouveaux acheteurs, la bonne nouvelle vient de l’apport personnel. Les banques sont moins strictes qu’en 2023 et 2024, ce qui facilite l’accès au crédit même pour ceux disposant de peu d’épargne. Reste que la qualité du dossier, la stabilité professionnelle et la capacité de remboursement demeurent des critères déterminants pour obtenir les conditions les plus avantageuses.
Les prochains mois seront décisifs. La Banque centrale européenne, après huit baisses consécutives de ses taux directeurs, a décidé de les maintenir inchangés. Si cette orientation stabilise les marchés, elle n’a pas entraîné de baisse supplémentaire des taux immobiliers. À la rentrée, les banques devront arbitrer entre compétitivité commerciale et prudence face à une dette publique française jugée « très excessive » par le gouverneur de la Banque de France.
Pour les emprunteurs, la stratégie reste claire : comparer les offres, négocier chaque élément du financement et optimiser l’assurance emprunteur. Avec des écarts pouvant représenter entre 5 000 et 15 000 euros d’économie, la délégation d’assurance, rendue plus souple par la loi Lemoine, demeure un levier majeur pour réduire le coût global du crédit.








