Cette année, 13 millions de foyers fiscaux vont devoir faire face à un supplément d’impôt inattendu. Un phénomène lié à l’augmentation des salaires, qui dépasse les prévisions de prélèvement à la source. Ce supplément représente une somme moyenne de 1 900 euros et concerne une large partie de la population française.
La cause principale de ce supplément d’impôt réside dans la hausse des salaires en 2024. En moyenne, les salaires dans le secteur privé ont augmenté de 2,8 %, indique RTL. Cette hausse a surpassé l’inflation, entraînant un décalage entre les prélèvements à la source et le montant réel des impôts à payer. En effet, les impôts sont prélevés chaque mois sur la base des salaires estimés, mais lorsque ces derniers augmentent plus vite que prévu, les prélèvements deviennent insuffisants pour couvrir le montant des impôts réels.
En conséquence, de nombreux foyers fiscaux se retrouvent à devoir payer un reliquat en fin d’année pour compenser cette insuffisance. Cette situation concerne désormais une part significative des contribuables français, bien plus que l’année précédente, où moins de 10 millions de foyers avaient eu à faire face à ce supplément d’impôt.
Modalités de paiement du supplément d’impôt
Pour les foyers fiscaux concernés, le paiement du supplément d’impôt se fera de différentes manières, selon le montant à régler. Si le reliquat dû est inférieur ou égal à 300 euros, un seul prélèvement sera effectué. En revanche, pour les sommes supérieures, le paiement sera étalé sur quatre mois, avec des dates précises pour les prélèvements : 25 septembre, 27 octobre, 27 novembre, et 29 décembre. Ce dispositif vise à éviter un trop gros choc financier pour les ménages, en étalant les paiements dans le temps.
Des solutions pour ceux qui rencontrent des difficultés
Conscients que certains foyers fiscaux peuvent avoir du mal à supporter ce supplément, le gouvernement a mis en place une possibilité de demande de délai de paiement. Les contribuables concernés peuvent solliciter un échelonnement supplémentaire en cas de difficultés financières. Cette demande doit être faite avant la fin du mois d’août pour être prise en compte.
Le prélèvement à la source, bien qu’il soit censé simplifier la gestion de l’impôt, se révèle ici insuffisant pour ajuster correctement les impôts aux évolutions réelles des revenus. Ce décalage, lié aux hausses de salaires, met en lumière les limites du système actuel et soulève des questions sur sa capacité à s’adapter aux fluctuations économiques.
Ce supplément d’impôt, bien que fréquent, est amplifié cette année par une hausse des salaires plus importante que prévu. Les contribuables concernés devront faire face à une augmentation de leurs impôts, mais peuvent demander un échelonnement pour alléger cette charge imprévue.








