Après des mois de négociations, la présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen a conclu un accord le 27 juillet avec le président des États-Unis Donald Trump pour l’application de 15 % de droits de douanes sur les exportations. Une décision vivement contestée en France.
Si cette décision est considérée comme une stabilité temporaire pour certains, elle suscite de vives réactions chez d’autres. De nombreuses personnalités politiques ont fait part de leurs inquiétudes face à cette décision sur X.
Parmi elles, Jean-Luc Mélenchon, ancien député européen, qui a écrit : « Tout a été cédé à Trump avec le droit de changer les règles du jeu établies en soixante-quinze ans de relations bilatérales. Droits de douane, obligation d’achat, taxe de 5 % sur le PIB : le libéralisme, la concurrence libre et non faussée et autres règles du traité de Lisbonne sont une mauvaise blague. »
« Ils nous ont promis l’Europe puissance, nous avons l’Europe de la capitulation. », a martelé de son côté le président du Rassemblement National Jordan Bardella. Le premier ministre François Bayrou a également dénoncé cette décision. « C’est un jour sombre que celui où une alliance de peuples libres, rassemblés pour affirmer leurs valeurs et défendre leurs intérêts, se résout à la soumission », a-t-il publié sur X le 28 juillet.
Quels sont les répercussions économiques de cet accord ?
Selon le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, cet accord est démesuré. L’élu a également alerté contre un possible décrochage des Européens face aux Etats-Unis. Mais alors que l’opposition a vivement contesté cet accord, celui-ci a été défendu par Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission.
Selon lui, « La protection des intérêts européens a été la seule boussole d’Ursula von der Leyen. (…) L’accord permet d’éviter une guerre commerciale dont les conséquences économiques auraient été désastreuses, » a-t-il affirmé, rapporte Le Monde. De son côté, le Medef appelle, à travers une note envoyée à l’AFP, l’Union européenne à consolider sa puissance économique et à améliorer sa compétitivité face aux défis mondiaux.
Selon la première organisation patronale française, l’UE ne peut « être la variable d’ajustement des politiques commerciales américaine et chinoise ». Les conséquences de cet accord seront discutées ce mercredi 30 juillet, lors d’une réunion avec les filières économiques organisées par le ministre de l’Économie Éric Lombard et le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Lors de cette rencontre, les ministres discuteront avec les organisations patronales à propos des répercussions de l’accord sur les filières économiques ainsi que de la possibilité de poursuivre des négociations.








