En France, les arrêts maladie se sont multipliés au cours de ces dernières années. Une situation préoccupante pour le gouvernement, compte tenu de leur coût financier. C’est pourquoi de nombreuses mesures ont été proposées dans le but de limiter ces dépenses dans un contexte de déficit budgétaire.
La fraude aux arrêts maladie devient un problème récurrent en France. Afin de limiter ces abus, qui contribuent à la hausse de la dette publique, Catherine Vautrin a annoncé le 26 juillet vouloir limiter la durée des premiers arrêts de travail à 15 jours seulement.
Elle explique, lors d’un entretien avec le journal Le Monde, que la situation de 50 % des cas contrôlés après un arrêt maladie de 18 mois n’était plus nécessaire. Pour rappel, le nombre des arrêts maladie avait explosé durant la pandémie du Covid-19, en raison du nombre important de cas enregistrés en France.
Or, actuellement, rien ne justifie ces arrêts de travail, notamment les arrêts de longue durée pour des motifs peu concevables. La fraude a également accentué cette tendance, offrant la possibilité aux travailleurs d’acheter de faux justificatifs en ligne, en échange de quelques dizaines d’euros. Grâce au nouveau formulaire de l’Assurance maladie, hautement sécurisé, ces écarts devraient se dissiper peu à peu.
« La dynamique des arrêts maladie est déconnectée de l’état réel de santé de la population »
Invitée sur le plateau de BFMTV le dimanche 27 juillet, Agnès Buzyn, qui occupait le poste de ministre de la Santé entre 2017 et 2020, est revenue sur le sujet préoccupant des arrêts maladie. Elle estime que la limitation des quinze jours annoncée par Catherine Vautrin serait une solution efficace pour mettre un terme à cette progression démesurée.
« La dynamique des arrêts maladie est déconnectée de l’état réel de santé de la population. (…) Cela fait des années que nous cherchons à réduire la progression des arrêts maladie, car il progresse plus vite que l’état de maladie de la population générale, » a-t-elle dénoncé. Elle explique, d’autre part, que cette hausse est principalement portée par des personnes qui souffrent de maladies courantes, telles que la grippe, et non pas par des personnes atteintes de maladies chroniques.
Elle évoque, également, « une facilité à prescrire des arrêts maladie » qui serait à l’origine de leur augmentation. L’ancienne responsable pointe aussi la durée de ces congés, qu’elle juge trop longs. Par conséquent, réduire leur durée semble une solution appropriée pour rationaliser les dépenses de la santé.








