La fréquentation touristique a connu un bond phénoménal depuis les JO de 2024 à Paris, contribuant à l’apparition d’un nouveau genre de tourisme, qui est le tourisme festif. En plus de la hausse des visiteurs, la capitale est devenue un lieu propice aux animations nocturnes.
Comparé à 2023, le nombre de touristes à Paris a augmenté de 5 à 6 % au 1er trimestre de 2025. Selon Frédéric Hocquard, adjoint à la mairie de Paris en charge du tourisme et de la vie nocturne, cette tendance est portée par l’effet JO, donnant naissance au tourisme festif, autrefois inexistant au sein de la capitale française.
« Les Jeux olympiques ont été une fête, la cérémonie d’ouverture a montré tout ce qu’était capable de faire la scène musicale française. », a déclaré l’élu à nos confrères de TF1. Durant cet événement sportif, les visiteurs ont non seulement assisté aux épreuves durant la journée, mais ont également participé aux événements organisés durant les soirées.
De nombreuses animations s’étaient déroulées au sein des boîtes de nuit et des clubs parisiens. Toujours selon l’adjoint à la mairie de la capitale, ce flux touristique contient majoritairement des Européens et des Nord-Américains, qui affichent une hausse de fréquentation de 15 à 18 %. On constate, aussi, une hausse des touristes provenant du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni, mais aussi de l’Allemagne et de la Belgique.
Frédéric Hocquard alerte sur la nécessité de réguler le tourisme pour éviter une surfréquentation
Si cette hausse de fréquentation est perçue comme une bonne nouvelle pour l’économie de la capitale, compte tenu des bénéfices que cela représente, elle risque également de mener vers le sur-tourisme. Selon Frédéric Hocquard, il est plus qu’urgent de réguler le tourisme dans le but d’éviter une surfréquentation.
Il souhaite empêcher que Paris « finisse comme Barcelone ou Amsterdam où il y a eu des réactions négatives de la part des habitants parce qu’il y avait trop de touristes. », a-t-il déclaré à TF1. Selon l’adjoint à la mairie, Paris accueille chaque année un nombre de 35 millions de touristes.
Un chiffre, qui pourrait atteindre, selon les estimations actuelles, jusqu’à 40 à 45 millions. Par conséquent, pour accueillir ce nombre de visiteurs sans impact, il estime qu’il serait nécessaire de trouver des solutions pour une « meilleure répartition du flux touristique sur la métropole ».
Cela consiste à désaturer les zones qui connaissent le plus grand afflux, telles que les Champs-Élysées, Montmartre ou encore la Tour Eiffel. Ainsi, Paris pourra continuer à séduire les visiteurs étrangers tout en préservant son cadre de vie actuel.








