Airbags défectueux : Stellantis et Citroën visés par une action collective de l’UFC-Que Choisir

L’UFC Que Choisir engage une action de groupe contre Stellantis et Citroën pour obtenir des indemnités aux conducteurs lésés.

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L'UFC-Que Choisir attaque Stellantis et Citroën pour une action de groupe - Crédit : Canva | Econostrum.info

L’UFC-Que Choisir poursuit ses efforts contre le groupe Stellantis et Citroën, en sollicitant cette fois-ci le tribunal de Paris pour une action de groupe. Cette nouvelle phase judiciaire a été engagée par l’association de protection des consommateurs dans le but de restituer les droits des automobilistes lésés par le stop drive.

Depuis que le scandale des airbags Takata a éclaté, l’UFC-Que Choisir n’a cessé de dénoncer l’inaction du groupe Stellantis, qu’il tient pour responsable des préjudices survenus aux conducteurs des véhicules équipés de ces dispositifs défectueux. Elle a d’abord porté plainte contre Stellantis et Citroën, avant de réclamer une commission d’enquête parlementaire, en vain.

L’association estime que les efforts des constructeurs automobiles ne sont pas suffisants pour réparer les préjudices causés aux conducteurs qui ont dû immobiliser leurs véhicules pendant des périodes importantes.

« Pour l’UFC-QUE CHOISIR, ces mesures de « Stop-drive » sont les conséquences directes et certaines du manquement, de par l’incurie et la gestion chaotique de Stellantis et Citroën, dans l’exécution de leur obligation générale de sécurité, constituant une faute du constructeur, et ouvrant ainsi le droit à réparation au profit des consommateurs lésés. », explique l’association dans son rapport. Par conséquent, elle réclame un dédommagement immédiat.

L’UFC-Que Choisir réclame des indemnités à Stellantis et Citroën pour les multiples préjudices causés aux conducteurs

Dans le but de restituer les droits des automobilistes, l’UFC-Que Choisir réclame à Stellantis et à Citroën d’offrir des indemnités pour les automobilistes impactés par les rappels massifs. Elle dénonce une atteinte au droit de la propriété causée par les rappels avec stop drive, qui ont contraint les automobilistes à immobiliser leurs véhicules, générant des frais inutiles.

Il s’agit, en l’occurrence, de frais d’assurance payés inutilement, de frais de remorquage, de stationnement et de remise en service du véhicule pour les immobilisations de longue durée, nécessitant certaines réparations telles qu’un changement de batterie. L’association réclame également des indemnités pour les frais de transport durant cette période d’immobilisation, ainsi que des dédommagements pour « préjudices moraux subis par les consommateurs à raison de l’anxiété générée » par ce scandale.

Enfin, elle réclame un remboursement pour les frais liés aux services culturels et touristiques auxquels les conducteurs n’ont pas pu se présenter en raison de l’immobilisation de leur véhicule. Comme l’indique l’association dans son communiqué, la première audience est prévue pour le 15 octobre 2025. Cette nouvelle attaque judiciaire témoigne de sa solidarité avec les conducteurs lésés et de sa détermination à obtenir réparation.

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