Le gouvernement poursuit son effort pour amasser les 40 milliards d’euros nécessaires pour réduire le déficit budgétaire avant 2026. Parmi les pistes envisagées, la réforme de l’assurance chômage, décriée par la représentante de la CFDT, Marylise Léon, qui la décrit comme « un carnage total ».
Lors d’une entrevue avec la ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, ce lundi 21 juillet, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a fait part de ses inquiétudes quant aux répercussions de la réforme de l’assurance chômage sur les demandeurs d'emploi. Selon elle, l’objectif de cette réforme est irréaliste.
« Une réforme qui rapporterait de 2 à 2,5 milliards d’euros. (…) On serait entre 3 et 4 milliards en année pleine, lorsque les dispositifs seraient entrés en vigueur. Donc, c’est un carnage total pour les demandeurs d’emploi », a-t-elle estimé.
Elle qualifie cette restriction budgétaire comme injuste vis-à-vis des personnes en chômage. La CFTC va également participer à cet échange au cours de la journée. De leur côté, les syndicats CGT, FO et CFE-CGC ont reporté cette entrevue à la rentrée, refusant d’entrer dans des négociations dans l’immédiat.
Un gouvernement « complètement déconnecté » de la réalité du monde du travail
Selon la secrétaire de la CFDT, les propositions du gouvernement ne sont pas en adéquation avec la réalité du monde du travail. « Ce sont des dispositions qui donnent à voir un gouvernement qui est complètement déconnecté de ce qui se passe dans le monde du travail. », a-t-elle déclaré, évoquant l’ensemble des mesures proposées pour réduire le déficit budgétaire, comme le rapporte le Figaro.
Parmi elles, la suppression de deux jours fériés, qui a été fortement décriée par les syndicats ainsi que par certains partis politiques, jugée injuste envers les travailleurs. « Il ne peut pas y avoir de négociation si ce n’est pas pour du progrès social », a-t-elle assuré, rappelant que les travailleurs ont refusé la réforme des retraites qui prolonge de deux ans l’âge de départ légal.
Elle cite également la mesure de la monétisation de la cinquième semaine de congé payé, qu’elle considère comme étant « extrêmement injuste » vis-à-vis des employés. Toutefois, la représentante de la CFDT assure que le syndicat est ouvert aux négociations. Une réunion de l’intersyndicale est prévue pour le 1er septembre.
Les propositions du gouvernement pour réduire la dette publique pourraient donc être réexaminées et ajustées pour ne pas nuire à l’équité sociale et préserver les droits des salariés.








