Après une longue période de négociation, le président américain Donald Trump a annoncé le samedi 12 juillet une hausse de 30 % des droits de douane sur les produits provenant de l’Union européenne dès le 1er août. Cette augmentation fiscale affecte principalement les pays dont l’économie est dépendante des exportations vers les États-Unis, comme l’Irlande et l’Allemagne, qui sont les premiers pays impactés par cette mesure.
Au sein de l’Union européenne, l’Irlande est le pays qui dégage l’excédent commercial le plus important à travers les exportations vers les États-Unis, estimé à 86,7 milliards de dollars. Et pour cause, de grands laboratoires américains y sont implantés, en raison de l’impôt sur les grandes entreprises qui est de 15% seulement contre 21% aux USA. Des entreprises comme Apple ou encore Meta y sont également implantées pour profiter de cet avantage fiscal.
L’Allemagne fait également partie des pays les plus vulnérables face à cette hausse des taxes, en raison de sa dépendance aux exportations américaines, avec un excédent de 84,8 milliards de dollars. Selon les déclarations du chancelier allemand Friedrich Merz le 23 juin, les premiers secteurs affectés sont ceux de l’automobile, de la construction, de la fabrication de machines-outils, ainsi que de l’industrie chimique et pharmaceutique.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen n’a pas tardé à réagir, en déclarantdans un communiqué rapporté par BFMTV qu’elle compte prendre « toutes les mesures nécessaires pour préserver les intérêts de l’UE, y compris l’adoption de contre-mesures proportionnées si nécessaire. »
Les réactions des dirigeants européens face à la hausse des droits de douane américains
Suite à l’annonce du président américain de la hausse des droits de douane, la ministre allemande de l’Économie Katherina Reiche a réclamé le samedi 12 juillet à la Commission de l’Union européenne de changer le ton des négociations. « Il s’agit maintenant pour l’UE, dans le temps qui lui reste, de négocier de manière pragmatique une solution avec les États-Unis qui se concentre sur les principaux points de conflit. Une issue pragmatique à ces négociations doit être obtenue rapidement », a-t-elle déclaré dans un courrier, rapporte 20 Minutes.
Comparé à l’Irlande et l’Allemagne, l’impact de ces hausses des droits de douane est moins marqué en France, mais demeure important. Suite à l’annonce, le président français Emmanuel Macron a fait part de la « très vive désapprobation » de la France vis-à-vis de cette mesure, invitant la Commission de l’Union européenne à « défendre résolument les intérêts européens ». En l’absence d’accord avant le 1er août, il préconise d’« accélérer la préparation de contre-mesures crédibles, par la mobilisation de l’ensemble des instruments à sa disposition », a-t-il déclaré sur X.







