La Caf pourrait appliquer un changement majeur sur les allocations familiales, qui permettrait aux ménages de percevoir une aide supplémentaire pouvant aller jusqu’à 900 euros par an. Ce coup de pouce financier s’adresse à la fois aux allocataires déjà inscrits ainsi qu’à ceux qui ne le sont pas encore.
Concrètement, un projet de loi en cours de discussion prévoit la mise en place d’une nouvelle subvention allant de 19 à 75 euros par mois, selon les revenus du bénéficiaire, qui sera versée aux parents dès le 1er enfant. Actuellement, les aides familiales sont offertes aux familles après le deuxième enfant seulement, ce qui n’encourage pas les ménages à concevoir.
« Repenser les conditions d’attribution des allocations familiales semble nécessaire afin, d’une part, de mieux accompagner l’arrivée du premier enfant et, d’autre part, de tenir compte de la réduction des fratries », a expliqué l’auteur de cette proposition de loi, le député communiste Édouard Bénard.
Cette aide a été envisagée en raison de la hausse du nombre de familles qui n’ont qu’un seul enfant en France. Un tiers des ménages n’ont qu’un seul enfant et affirment qu’ils ne sont pas en mesure d’en concevoir un deuxième en raison des difficultés financières.
Une aide critiquée pour son coût significatif
Cette aide a également pour objectif d’encourager les couples à avancer la conception du premier enfant car, toujours en raison de la précarité financière, beaucoup ont tendance à retarder la première grossesse. « Accorder les allocations familiales dès le premier enfant pourrait contribuer à avancer l’âge de la première maternité dans un pays où l’infertilité s’accentue avec l’âge de la mère et touche un couple sur quatre », estime Édouard Bénard, rapporte l’Internaute.
Toutefois, si cette allocation est perçue comme une bouffée d’air frais pour les familles qui peinent à joindre les deux bouts, elle est vivement critiquée par les membres du camp présidentiel, qui la perçoivent comme une dépense importante. Le coût de cette nouvelle aide est estimé à 3 milliards d’euros, un chiffre conséquent que le gouvernement ne peut pas se permettre de dépenser dans ce contexte de déficit budgétaire.
Cette proposition a déjà été adoptée à l’Assemblée nationale en juin. Dans le détail, 103 députés ont voté pour, tandis que 17 appartenant au camp présidentiel s’y opposent. Ce sera donc au Sénat de trancher. Si elle entre en vigueur, cette aide permettra aux familles de profiter d’un montant supplémentaire allant jusqu’à 900 euros par an.








