La météo est caniculaire ces derniers jours. Le début de l’été 2025 a été marqué par une vague de chaleur exceptionnelle, avec des températures record pour cette période de l’année. Entre le 1er juin et le 5 juillet, la France a enregistré une moyenne de température de 22,6 °C, un chiffre sans précédent pour cette période, surpassant le record de 22 °C établi en 2003.
Cette chaleur a été causée par un phénomène de dôme de chaleur, associé à des pressions subtropicales, qui a maintenu un temps chaud et sec sur l’Europe de l’Ouest pendant plusieurs semaines.
La première vague de chaleur a eu lieu du 12 au 15 juin, tandis qu’une seconde vague, plus longue, a duré 17 jours. Cette deuxième canicule est la troisième plus précoce, intense et longue depuis 1947 en France. La chaleur a été particulièrement forte, dépassant localement les 40 °C en journée, ce qui a provoqué un nombre record de journées au-dessus de 35 °C dans des villes comme Toulouse, Avignon, Perpignan et Colmar.
Les vagues de chaleur devenant de plus en plus fréquentes, étendues et sévères, certains climatologues affirment que ces phénomènes pourraient devenir la norme dans les années à venir. Le climat changeant rend de moins en moins stables les conditions météorologiques habituelles, rendant les périodes de chaleur extrême plus régulières. Cela modifie la perception des événements climatiques exceptionnels, qui deviennent de plus en plus fréquents.

L’impact de cette météo caniculaire
En plus des températures élevées, l’absence de pluie a aggravé la situation, avec des précipitations déficitaires de 30 % en moyenne sur l’ensemble du pays. Ce manque d’eau a été particulièrement marqué près de la Méditerranée, où les régions ont souffert de conditions de sécheresse. Le manque de pluie a affecté gravement les ressources en eau, ce qui a conduit la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, à déclarer que la situation de la ressource en eau était déjà « préoccupante ». Actuellement, 18 départements sont en crise et 48 autres ont mis en place des restrictions d’eau.
Météo France souligne que les dix étés les plus chauds enregistrés en France ont eu lieu au XXIe siècle. Si les tendances actuelles se poursuivent et que la température mondiale augmente de 4 °C d’ici 2100, la France pourrait faire face à des températures supérieures à 40 °C chaque été, et des records de chaleur pourraient atteindre jusqu’à 50 °C dans certaines régions. Ce scénario entraînerait un nombre considérablement plus élevé de journées de chaleur extrême, avec des températures de nuit dépassant les 20 °C, particulièrement dans les zones méditerranéennes.
L’été 2025 a déjà montré les signes d’une situation qui pourrait devenir récurrente dans les décennies à venir, et les autorités et climatologues s’accordent à dire qu’il est impératif de prendre des mesures pour s’adapter à ces changements climatiques. La France pourrait connaître des épisodes de chaleur plus fréquents, avec des conséquences importantes sur l’agriculture, les écosystèmes et la vie quotidienne.








