Droits de douane : la France dit oui aux surtaxes américaines sauf sur ses propres exportations

La Commission européenne négocie avec les États-Unis pour limiter l’impact des hausses de droits de douane.

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Droits de douane : la France accepte une hausse, à condition d'épargner les spiritueux, l'aéronautique et le cosmétique - Crédit : Canva | Econostrum.info

Dans le cadre des négociations sur les surtaxes douanières, la Commission européenne, au nom des 27 pays membres, cherche à trouver un compromis avec les États-Unis pour limiter l’impact de cette hausse fiscale sur les exportations de vins, d’aéronautique et de cosmétiques, qui seraient les premiers secteurs touchés par la mesure.

Selon le ministre français délégué au Commerce extérieur, Laurent Saint-Martin, cette union entre les pays européens est essentielle pour obtenir un résultat positif des négociations. Jusqu’à présent, chaque pays avait « des intérêts prioritaires différents », comme l’a souligné l’élu sur RTL. Pour rappel, la fin de ces négociations est prévue pour le 9 juillet, soit dans deux jours.

Invité sur le plateau de RTL, Laurent Saint-Martin s’est félicité de cette avancée, assurant que la Commission européenne se chargera des négociations au nom des 27 pays européens. « La Commission européenne fait très attention à bien prendre en compte la synthèse des intérêts de chaque État membre. Contrairement à ce qu’on aurait pu craindre au début de l’année, il n’y a pas de voix dissonantes. Vous n’avez pas vu l’Italie aller négocier de son côté avec Washington ou l’Allemagne outrepasser la Commission européenne. Et la France non plus. Personne ne s’est prêté à ce jeu solitaire », a-t-il expliqué.

La priorité des négociations est d’épargner les secteurs clés de la hausse des droits de douane

Comme l’a indiqué Laurent Saint-Martin dans la suite de l’interview, l’objectif principal des négociations est d’éviter une hausse trop importante des droits de douane sur les secteurs d’exportation majeurs. « Nous pouvons considérer qu’une augmentation faible des droits de douane peut être acceptée, si et seulement si, ils peuvent être réduits sur certains secteurs clés européens, notamment français, comme l’aéronautique, nos vins et spiritueux ou encore nos cosmétiques. », a-t-il déclaré sur RTL

Actuellement, deux pays ont réussi à conclure un accord avec les États-Unis à propos de l’augmentation des droits de douane. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’en cas d’absence d’accord, le nouveau taux révisé à la hausse entrera officiellement en vigueur le 1er août.

Rappelons que cette hausse pourrait atteindre jusqu’à 50 % sur les spiritueux, l’aéronautique et les cosmétiques, des secteurs qui génèrent les plus hauts excédents commerciaux. Le vin représente 8 % des exportations vers les États-Unis, tandis que les secteurs du cosmétique et de la maroquinerie ont une part de 6 % chacun. Toutefois, selon une étude du cabinet Asterès, l’impact sera bien plus important sur le consommateur américain, qui assistera à une hausse des prix.

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