Relance de la natalité : « revaloriser les aides familiales », « prestation à l’enfant »… les propositions de l’Académie de médecine

La natalité recule de plus en plus en France. Pour la relancer, l’Académie de médecine préconise la mise en place de plusieurs mesures.

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Natalité
Relancer la natalité : « revaloriser les aides familiales », « prestation à l’enfant »... les propositions de l’Académie de médecine. Crédit : Canva | Econostrum.info

Depuis plusieurs années, la France observe une baisse continue de la natalité, ce qui soulève des inquiétudes au sein des institutions. L’Académie de médecine, dans un rapport publié récemment, affirme que cette situation n’est « pas une fatalité ».

Elle propose plusieurs pistes pour redonner confiance aux jeunes générations et inverser la tendance actuelle. Selon l’Insee, en 2024, la France a enregistré 663 000 naissances, le chiffre le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La baisse de la natalité n’est pas simplement un chiffre démographique, mais elle « reflète l’état de santé global d’une société, son optimisme, sa capacité à se projeter dans l’avenir », selon l’Académie. Cette tendance inquiétante résulte, d’après le rapport, de « des arbitrages individuels dans un environnement devenu trop peu accueillant pour les projets d’enfants ».

En effet, de nombreux jeunes « questionnent davantage la parentalité, non pas par rejet, mais par prudence ». Plusieurs facteurs sont mis en cause, notamment le manque de modes de garde, la crise du logement, ainsi que les incertitudes géopolitiques et environnementales. Cependant, l’Académie de médecine indique que la situation pourrait « rebondir » dans les prochaines décennies grâce à la génération née entre 2000 et 2010, à condition que les conditions deviennent plus favorables, particulièrement en ce qui concerne le logement, l'emploi et l’égalité entre les sexes.

Des solutions structurelles pour relancer la natalité

Pour inverser la tendance, l’Académie de médecine propose une série de mesures structurelles. La première recommandation porte sur une réforme de la politique familiale. Elle suggère de « revaloriser les aides familiales » et de créer une  « prestation à l’enfant », qui serait universelle et versée dès le premier enfant. Une autre proposition consiste à réformer le congé parental, le rendant « plus court, mieux indemnisé et partagé entre les deux parents », tout en l’intégrant mieux dans les solutions de garde.

Par ailleurs, l’Académie de médecine insiste sur la nécessité de résoudre la crise de la garde d’enfants en créant 100 000 places en crèches et en renforçant les formations et les salaires dans le secteur de la petite enfance. Cette mesure vise à pallier la pénurie de personnel, un problème majeur en France.

L’infertilité et la mortalité infantile sont également des priorités pour l’Académie. Pour lutter contre l’infertilité, il est proposé de faciliter l’accès à la PMA et d’améliorer la prévention et les délais de prise en charge. En matière de mortalité néonatale, l’Académie recommande de renforcer les maternités et de créer un registre national de la périnatalité.

Enfin, pour redonner confiance aux jeunes générations, l’Académie appelle à prendre en compte les préoccupations écologiques et sociales. Le rapport souligne que « la baisse de la natalité n’est pas une fatalité », mais que cela nécessite des mesures cohérentes et transversales pour accompagner les jeunes dans leur projet de parentalité, même en période d’incertitude.

 

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