Alors qu’une grande partie des Français se prépare à partir en vacances, le trafic aérien est sur le point de connaître de fortes perturbations en raison de la grève des contrôleurs aériens. Cela concerne principalement les aéroports parisiens, ainsi que certaines régions du Sud, où de nombreux vols seront annulés les jeudi et vendredi 3 et 4 juillet.
Les deux principaux syndicats concernés par cette mobilisation sont l’UNSA-ICNA et l’USAC-CGT, qui réclament une amélioration des conditions de travail des contrôleurs aériens. Ils dénoncent le sous-effectif dont souffrent les aéroports de Paris ainsi que ceux du Sud de la France, ce qui augmente la charge de travail des salariés ainsi qu’un « management toxique » et des « projets techniques en échec », rapporte RMC.
L’UNSA-ICNA, qui représente environ 17 % des voix lors des élections professionnelles, a expliqué que la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) n’a répondu à aucune des alertes qu’ils avaient lancées, ce qui les a contraints à organiser une grève pour faire entendre leur voix.
De son côté, la DGAC a exigé des aéroports parisiens de réduire les vols provenant ou au départ des grands aéroports de la France. Cela concerne les aéroports de Paris, ainsi que celui de Nice, le troisième plus grand aéroport du pays, mais aussi en Corse, à Bastia et Calvi.
La grève se tient du 3 au 4 juillet
Pour la plupart des syndicats qui ont répondu à l’appel de grève, la mobilisation débutera le jeudi 3 juillet et se poursuivra jusqu’au vendredi 3 juillet pour l’UNSA-ICNA. De son côté, l’USAC-CGT participera uniquement le 3 juillet. Enfin, le premier syndicat de contrôleurs, le SNCTA, qui a obtenu 60% des voix, n’a pas répondu à l’appel de grève.
Par conséquent, la DGAC a supprimé de nombreux vols dans le but d’assurer une bonne répartition des contrôleurs aériens malgré les multiples absences générées par le mouvement de grève. Dans le détail, un quart des vols au niveau des aéroports parisiens seront annulés, tandis qu’à Nice, Bastia, et Calvi, ces annulations devraient atteindre 50 % des vols programmés.
Aussi, dans le but d’éviter une surcharge de l’espace aérien, la DGAC a recommandé de réduire de 30% les liaisons au départ de Lyon, Marseille, Montpellier, Ajaccio et Figari. Malgré ces mesures, l’administration a tout de même annoncé que, « En dépit de ces mesures préventives, des perturbations et des retards importants sont à prévoir sur l’ensemble des aéroports français. », comme le rapporte Le Télégramme. Par conséquent, les voyageurs qui prévoient de partir en vacances ces jours-là devront prendre leurs dispositions.








