En 2025, la France fait face à un déficit budgétaire important, qu’elle peine à résorber. Pour parvenir à le réduire, le gouvernement envisage de nombreuses mesures radicales, telles que la mise en place d’une « année blanche ». D’après une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP) parue le lundi 30 juin, cette initiative permettrait à l’État de gagner 5,7 milliards d’euros.
Selon cette étude de l’IPP, la solution pour sortir les finances de l’État de ce déficit serait l’année blanche, qui consiste à geler les principales aides publiques, telles que les prestations sociales, les retraites et l’impôt sur le revenu. « Cette mesure représenterait 3 milliards d’euros venant du gel des pensions de retraite, 1,4 milliard d’euros du gel des paramètres de l’IR et 1,3 milliard d’euros du gel des prestations sociales », détaille l’IPP dans son rapport.
Toutefois, comme le précise l’institut, cette mesure ne sera pas sans conséquences pour les citoyens français, puisque « 3,2% des ménages verraient leur niveau de vie diminuer d’au moins 1% », causant ainsi des inégalités sociale . Ces estimations ont été effectuées en fonction de l’absence d’indexation sur l’inflation annuelle estimée à 1,3%, alors que, selon l’Institut national de la statistique (Insee), ce taux devrait descendre à 1%.
Les solutions envisagées par le gouvernement pour réduire le déficit budgétaire sans année blanche
Au vu des conséquences de l’année blanche sur les citoyens français, le gouvernement envisage, parallèlement à cette mesure radicale, d’autres solutions qui pourraient alléger le déficit budgétaire. Parmi elles, l’augmentation de la TVA d’un point, ce qui permettrait de cumuler un montant de 8,2 milliards d’euros, soit bien plus que l’année blanche. Cependant, cette hausse fragiliserait le pouvoir d’achat des ménages d’actifs.
« Avec les règles d’indexation, une hausse de la TVA met davantage à contribution les ménages d’actifs en emploi que les autres types de ménages dont le niveau de vie est protégé par ces mécanismes », explique l’IPP dans son rapport, relayé par le Figaro. Le niveau de vie des Français reculerait alors de 0,44% en moyenne, tandis que pour les 10% de foyers en situation de précarité financière, ce recul serait de 0,78%.
De plus, la hausse de la TVA risque d’impacter l’ensemble de la chaîne de production et de consommation, en raison de la hausse des coûts qu’elle engendre pour les entreprises. Autre initiative envisagée par le gouvernement : la suppression de l’abattement fiscal de 10% sur les pensions de retraite, ce qui permettrait de générer 4,6 milliards d’euros d’économies. Le point négatif de cette mesure est qu’elle causerait une baisse de 400 millions d’euros sur l’enveloppe des aides au logement.








