Les passagers français risquent d’assister à une hausse des prix des billets d’avion en 2026, en raison de l’augmentation de plusieurs taxes prévue par le gouvernement. Une mesure qui s’inscrit parmi les dispositions prises dans le but d’augmenter les recettes fiscales et de réduire le déficit budgétaire de l’État.
Parmi les pistes envisagées, la mise en place d’une taxe sur le kérosène, jusqu’ici exonéré de toute imposition, ce qui permet d’avoir des prix relativement bas, malgré le prix exorbitant de ce carburant. Le gouvernement prévoit alors de supprimer cette exonération sur les vols intérieurs en France, ce qui permettrait de récolter près de 660 millions d’euros.
Toutefois, si cette taxe s’avère bénéfique pour les finances du pays, elle impactera négativement celles des ménages français, étant donné qu’elle causera une hausse de 60 euros en moyenne sur les prix des billets d’avion aller-retour. À noter, cependant, que cette exonération est appliquée selon un traité international signé en 1944.
Par conséquent, il n’est pas possible de l’annuler uniquement avec un accord des 190 États membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale à l’unanimité. Si elle entre en vigueur, la taxe sur le kérosène affectera uniquement les vols domestiques. Par conséquent, les trajets aériens vers et depuis l’étranger ne seront pas concernés.
Autre mesure envisagée qui peut se répercuter sur les billets d’avion : doubler la TVA sur les vols intérieurs
Outre la taxe sur le kérosène, dont la mise en place s’avère difficile à concrétiser, le gouvernement envisage une autre mesure pour augmenter la fiscalité sur les billets d’avion, qui est la hausse de la TVA. Il sera alors question de doubler la TVA, qui passera de 10% à 20%, causant ainsi une hausse de 13 euros en moyenne sur le prix des billets d’avion domestiques, comme le rapporte Capital.
Une telle hausse des taxes pourrait rendre les vols intérieurs moins attractifs, notamment pour les familles et les voyageurs réguliers. Une autre piste a été avancée par le gouvernement visant les aéroports, qui consiste à facturer un euro aux passagers à l’arrivée ainsi qu’au départ, ce qui permettrait d’accumuler une recette de 88 millions d’euros pour financer les transports publics.
Au total, ces mesures permettront au gouvernement d’amasser près d’un milliard d’euros de recettes, au détriment des passagers et des compagnies aériennes. Elles impacteront négativement le secteur aérien, déjà fragilisé pendant la pandémie du Covid-19 et peinant à retrouver son attractivité d’avant. Si ces hausses d’impôts entrent en vigueur, la demande sur les vols internes risque de chuter et les moyens de transport, étant donné que les passagers seront contraints de privilégier des moyens de transport moins chers tels que le train ou la voiture.








