Le bonus écologique, dispositif destiné à encourager l’achat de véhicules électriques en France, connaîtra d’importantes modifications à partir du 1ᵉʳ juillet 2025. Le ministère de la Transition écologique a validé une refonte des montants et des conditions d’éligibilité.
L’objectif de cette réforme est de renforcer le ciblage vers les ménages les plus modestes tout en continuant de soutenir l’électrification du parc automobile. À compter de cette date, le montant du bonus écologique pourra atteindre 7 000 euros pour un véhicule électrique, mais uniquement pour les ménages les plus modestes.
Ce plafond concerne les foyers avec un revenu fiscal de référence (RFR) par part inférieur à 15 400 euros. Jusqu’alors, ces ménages pouvaient prétendre à un bonus de 5 000 euros, ce qui représente une hausse notable. Pour les foyers à revenu moyen (RFR entre 15 400 et 26 200 euros), l’aide s’établira à 4 200 euros, contre 3 000 euros auparavant. En revanche, pour les ménages considérés comme les plus aisés (RFR supérieur à 26 200 euros), le bonus sera réduit, passant de 2 000 euros à 1 000 euros.
Des ajustements du bonus écologique selon le prix des véhicules et le score environnemental
Le gouvernement maintient la logique du score environnemental introduite fin 2023. Pour bénéficier du bonus, le véhicule devra continuer de respecter des critères stricts en matière d’empreinte carbone lors de sa production. Cela exclut notamment de nombreuses voitures électriques produites hors d’Europe ou utilisant des processus industriels jugés polluants. Ainsi, des constructeurs comme Tesla ou certains modèles de marques asiatiques pourraient rester en dehors du dispositif.
Le plafond du prix du véhicule est également maintenu. Pour qu’un véhicule neuf soit éligible, il ne devra pas dépasser 47 000 euros. Par ailleurs, le bonus reste plafonné à 27 % du prix d’achat du véhicule, ce qui limite son montant en valeur absolue pour les modèles les plus onéreux.
Cette réforme a été annoncée dans un contexte de forte poussée de la demande de véhicules électriques, accentuée par la flambée des prix des carburants. Le ministère a indiqué vouloir éviter un effet d’aubaine tout en continuant de soutenir la transition écologique. Les professionnels du secteur s’inquiètent cependant d’un éventuel ralentissement des ventes sur certains segments, notamment ceux des modèles d’entrée de gamme importés.
En somme, ces changements visent à mieux répartir les aides publiques en faveur des foyers modestes, tout en alignant les incitations avec les objectifs environnementaux du gouvernement.








