François Bayrou a confirmé jeudi 26 juin que l’âge légal de départ à la retraite passera bien à 64 ans, conformément à la réforme de 2023. Cette mesure, au cœur des débats sociaux, a été maintenue malgré les tensions. Les partenaires sociaux ont accepté ce relèvement pour garantir l’équilibre du système de retraite.
L’âge légal de départ à la retraite a été fixé à 62 ans jusqu’en 2023, mais la réforme entamée cette année a introduit un relèvement progressif de cet âge à raison d’un trimestre par an. Concrètement, cela signifie que l’âge de départ à la retraite passera à 64 ans pour les générations nées en 1968 et après, avec une première étape fixée à 63 ans pour ceux nés en 1964. L’annonce de François Bayrou marque la confirmation de cette décision, qui n’est plus remise en question, bien que certains syndicats aient exprimé leur désaccord.
Un compromis difficile mais nécessaire
Le sujet de l’âge légal de départ à la retraite a fait l’objet de longues négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Les syndicats, notamment la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, ont dû accepter cette mesure controversée dans le cadre d’un compromis plus large. Ils ont défendu la nécessité d’une réforme pour rétablir l’équilibre du système de retraite par répartition, mais ont également obtenu des améliorations dans d’autres domaines. Par exemple, le calcul de la retraite des mères de famille sera désormais basé sur les 23 ou 24 meilleures années selon le nombre d’enfants, contre 25 auparavant.
Cette mesure répond à la demande de mieux prendre en compte la maternité et les carrières interrompues. De plus, les travailleurs ayant des carrières longues bénéficieront d’un meilleur traitement dans le cadre de la réforme, avec une réintégration de certains critères dans le compte professionnel de prévention (C2P), anciennement appelé compte pénibilité, qui prendra en compte les métiers exposant à des conditions de travail difficiles, comme le port de charges lourdes ou l’exposition à des vibrations.
Des ajustements pour les retraités vulnérables
Une autre avancée importante concerne l’âge du taux plein automatique, qui passe de 67 à 66,5 ans. Cela signifie que les travailleurs n’auront pas à attendre 67 ans pour bénéficier de leur retraite à taux plein, ce qui soulage de nombreux actifs qui approchent de la fin de leur carrière. Les réformes présentées au conclave devront maintenant être intégrées dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026 et seront soumises au Parlement pour une validation avant une mise en œuvre probable au 1er janvier 2026.
Bien que les réformes soient déjà bien avancées, l’avenir du système de retraite français dépendra de la capacité à maintenir un équilibre financier à long terme tout en prenant en compte les défis démographiques du pays.








