Diviser par deux la durée d’indemnisation de l’assurance-chômage : Maud Bregeon soutient la proposition de Darmanin

L’idée de diviser par deux la durée de l’indemnisation de l’assurance chômage est soutenu par une députée macroniste.

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Chômage
Diviser par deux la durée d'indemnisation de l'assurance-chômage : Maud Bregeon soutient la proposition de Darmanin . Crédit : Canva | Econostrum.info

Depuis quelques semaines, le gouvernement travaille sur une réforme de l’assurance-chômage visant à réduire la durée d’indemnisation des demandeurs d'emploi. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a proposé, le 11 juin, de réduire cette durée de 18 à 9 mois dans un premier temps.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le pays cherche à économiser 40 milliards d’euros pour boucler son budget, et le chômage fait partie des domaines ciblés pour réaliser des économies. Gérald Darmanin a précisé que « si les demandeurs d’emploi n’ont pas de propositions d’emploi, le versement serait maintenu », mais il insiste sur le fait qu’il « faut forcer les gens à aller travailler » pour limiter le refus des offres d'emploi.

Le soutien de Maud Bregeon à la réforme de l’assurance chômage de Gérald Darmanin

Maud Bregeon, députée des Hauts-de-Seine (Ensemble pour la République), a exprimé son soutien à la proposition de Gérald Darmanin. Lors de son passage dans la matinale de TF1, le vendredi 13 juin, elle a déclaré : « Chacun comprend qu’aujourd’hui le système, pour un certain nombre de personnes, n’est pas suffisamment incitatif ». Selon elle, il est « normal qu’on puisse s’interroger dessus » et de discuter des moyens d’équilibrer le système de l’assurance- chômage, tout en maintenant « notre modèle social ».

La députée a toutefois nuancé son propos en insistant sur les différences entre les profils des demandeurs d’emploi. Elle a ajouté : « On ne met pas tout le monde dans le même sac, des chômeurs de longue durée qui ont des difficultés, qui ne sont pas formés, des femmes seules qui sont confrontées à des questions de garde d’enfants, il faut qu’on les accompagne ».  Elle estime qu’un système de soutien adapté est nécessaire pour ces populations, mais elle reste convaincue que la question de l’incitation à reprendre un emploi est essentielle pour la durabilité du modèle social français.

En parallèle, le ministre de la Justice a également souligné que l’objectif de cette réforme était de réduire le nombre de chômeurs en France, en incitant davantage de personnes à accepter les emplois proposés. Une position qui fait écho à son idée de limiter la durée d’indemnisation pour ceux qui refusent systématiquement les offres d'emploi. « Il faut forcer les gens à aller travailler », a répété Gérald Darmanin, plaidant pour une réforme qui pousse les demandeurs d'emploi à se réinsérer plus rapidement dans le marché du travail.

Bien que cette proposition ne fasse pas l’unanimité, elle semble être l’une des mesures les plus probables à figurer dans le futur projet de loi sur les finances pour 2026. Le gouvernement prévoit de l’intégrer dans un budget qui devrait être présenté en septembre. La réforme pourrait ainsi toucher de nombreux demandeurs d’emploi, notamment ceux dont les revenus sont jugés suffisants pour se passer de l’indemnisation pendant une période prolongée.

 

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