La compagnie de transport aérien Ryanair a décidé de renforcer son dispositif disciplinaire face à la recrudescence de comportements inappropriés de certains passagers. Depuis le 12 juin, une amende de 500 euros est infligée à toute personne dont le comportement entraînerait un débarquement ou une intervention de l’équipage.
Cette décision intervient dans un contexte de tension croissante à bord des vols, notamment ceux reliant le Royaume-Uni à des destinations prisées comme Ibiza. La direction de la compagnie évoque une « augmentation notable » des comportements liés à la consommation de drogue et d’alcool. Pour le patron de Ryanair, Michael O’Leary, ce phénomène est particulièrement alarmant sur certaines lignes européennes, désignant les vols vers Ibiza comme « les pires ».
Ryanair précise qu’elle continuera « à engager des poursuites civiles contre les passagers perturbateurs, mais leur infligera désormais une amende d’au moins 500 euros ». L’entreprise, qui transporte environ 200 millions de passagers par an, explique que même si ces cas restent isolés, ils ont un impact significatif sur le confort et la sécurité de l’ensemble des voyageurs.
Des restrictions étendues et des précédents marquants dans le transport aérien
La compagnie de transport aérien ne se contente pas de sanctions financières. Elle a mis en place plusieurs mesures restrictives, notamment l’interdiction pour les passagers de monter à bord avec des bouteilles, même d’eau, sur les liaisons vers Ibiza. Elle demande aussi aux autorités de limiter la vente d’alcool dans les aéroports à deux boissons par passager, en utilisant les cartes d’embarquement comme moyen de contrôle.
Cette politique plus stricte découle de plusieurs incidents récents, dont un vol Dublin-Lanzarote en avril 2024, contraint à un atterrissage d’urgence à Porto. « L’équipage et les passagers ont dû passer une nuit dans la ville avant de repartir le lendemain », une nuit prise en charge par la compagnie. Ryanair réclame aujourd’hui 15 000 euros au passager responsable. Ce type d’événement, bien que rare, mobilise des ressources importantes, retarde les vols et nuit à la réputation de la compagnie.
L’objectif affiché est de dissuader toute tentative de perturbation et de responsabiliser les voyageurs dès l’embarquement. Ces annonces s’inscrivent dans une volonté plus large de faire de la sécurité et du respect à bord une priorité. Alors que la saison estivale approche, marquant une période d’intense activité pour les compagnies low cost, Ryanair semble déterminée à prévenir les débordements. Si cette stratégie s’avère efficace, elle pourrait inspirer d’autres acteurs du secteur du transport aérien confrontés aux mêmes problématiques.








