Après plusieurs mois d’inflation élevée, la France semble voir un léger soulagement avec une hausse de 0,7% des prix en mai. Pourtant, certains secteurs, comme l’alimentation, continuent de subir des augmentations importantes. Les consommateurs peuvent-ils espérer un retour à la normale ou cette accalmie est-elle de courte durée ?
Sur un mois, les prix à la consommation ont même diminué de 0,1%, une tendance positive pour les consommateurs, mais qui pourrait ne pas durer si la dynamique économique continue de fluctuer. L’Indice des Prix à la Consommation Harmonisé (IPCH), utilisé pour comparer les pays de la zone euro, a également montré un ralentissement. Il est passé de +0,9% en avril à +0,6% en mai, un signe que l’inflation, bien qu’encore présente, se stabilise dans une fourchette plus acceptable, rapporte l’Insee.
Cependant, certains secteurs continuent de connaître des hausses plus importantes. En particulier, les services, qui ont enregistré une hausse de 2,1% en mai, bien que ce chiffre soit en baisse par rapport à celui d’avril (2,4%). Parmi les transports, les prix ont augmenté de 1,2%, contre 3,9% en avril, une évolution plus modérée due notamment aux prix du transport aérien et routier, qui ont vu leurs hausses considérablement ralentir.
L’alimentation : un secteur en pleine accélération
Le secteur de l’alimentation continue d’enregistrer une accélération de l’inflation, une tendance qui persiste depuis plusieurs mois. En mai, les prix de l’alimentation ont grimpé de 1,3%, contre 1,2% en avril. Cette hausse est en grande partie alimentée par une augmentation des prix des boissons non alcoolisées, dont l’augmentation a été particulièrement forte à +8% contre +6,4% en avril. Les prix des produits frais, eux, ont montré une nette diminution de la hausse, passant de +4% en avril à +1,5% en mai. Cela marque un ralentissement notable après une forte poussée des prix observée notamment en raison de la guerre en Ukraine.
Ce ralentissement de l’inflation, bien que globalement positif, reste néanmoins insuffisant pour compenser les hausses des prix, notamment dans les secteurs alimentaires et énergétiques. Les consommateurs continuent donc de ressentir une pression sur leur pouvoir d’achat, même si l’inflation est moins agressive qu’en 2022. D’autre part, certaines entreprises doivent toujours faire face à des coûts de production élevés, ce qui se traduit par des prix encore en hausse dans des domaines spécifiques.
Actions de la Banque centrale européenne après la baisse d’inflation
L’inflation modérée observée en France et dans l’ensemble de la zone euro a permis à la Banque centrale européenne (BCE) d’agir pour soutenir l’économie. En juin 2025, la BCE a décidé de baisser ses taux pour la huitième fois consécutive, une décision qui devrait rendre l'emprunt moins coûteux et encourager l’investissement dans l’économie réelle. Cependant, cette baisse des taux pourrait également avoir des effets secondaires, notamment sur la rentabilité des produits d’épargne comme le livret A.
En résumé, l’inflation en France montre des signes de ralentissement, ce qui est une bonne nouvelle pour les consommateurs qui commençaient à s’inquiéter des hausses continues des prix. Toutefois, certains secteurs, tels que l’alimentation, restent sous pression, et des efforts restent nécessaires pour accompagner cette dynamique. Les prochaines semaines seront cruciales pour observer si cette tendance à la baisse se poursuit ou si de nouveaux chocs économiques viendront à nouveau perturber l’équilibre fragile entre inflation et pouvoir d’achat des Français.








