Voiture électrique : les Français préfèrent toujours l’essence et le diesel en 2025

Malgré les incitations, les Français boudent toujours la voiture électrique au profit des motorisations classiques.

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Voiture électrique : les Français préfèrent toujours l’essence et le diesel en 2025. Crédit : Canva | Econostrum.info

Malgré les milliards investis dans la transition énergétique, les Français freinent toujours face à la voiture électrique. En 2025, seuls 9 % prévoient de franchir le cap de l’électrique, selon une étude Deloitte, un chiffre qui n’a pas bougé depuis l’an dernier. Pendant ce temps, le thermique et l’hybride reprennent des parts de marché, mettant à mal les ambitions européennes de sortie des moteurs à combustion.

D’après l’étude, 44 % des Français déclarent préférer les modèles essence ou diesel, contre 41 % en 2023. Ce regain d’intérêt s’explique par la fiabilité perçue, la meilleure autonomie et une accessibilité financière immédiate. L’hybride non rechargeable séduit également 21 % des personnes interrogées, une progression constante. Ce choix apparaît comme un compromis pour les conducteurs soucieux d’environnement mais encore peu convaincus par l’électrique.

Une stagnation persistante côté voiture électrique

Malgré les ambitions affichées par l’Union européenne — atteindre 25 % de parts de marché pour l’électrique d’ici fin 2025 — la France reste en retrait. Les immatriculations de voitures électriques neuves aux particuliers ont chuté de 58 % en mai. Elles représentent désormais à peine 14 % des achats. Ces chiffres traduisent une désaffection profonde, en dépit de campagnes de sensibilisation et d’incitations financières.

Le prix d’achat élevé est le principal frein. Mais d’autres facteurs entrent en jeu : 43 % des sondés redoutent le coût du remplacement de la batterie, et 28 % s’inquiètent de sa durabilité. Des préoccupations en hausse par rapport à l’année précédente. Même le retour annoncé d’un bonus écologique plus attractif en juillet semble insuffisant pour inverser la tendance.

Nouvelles marques, nouveaux repères

Autre constat : la fidélité aux constructeurs historiques s’effrite. 55 % des Français envisagent de changer de marque, attirés par des offres venues d’Asie, en particulier de Chine. Les performances, l’innovation technologique et des prix plus compétitifs poussent les acheteurs à revoir leurs critères. Les marques françaises, malgré le lancement de modèles accessibles comme la Renault 5 électrique ou la Citroën eC3, peinent à capter cette nouvelle demande.

La situation actuelle souligne le décalage entre les ambitions écologiques et la réalité du marché. Malgré les efforts d’équipement et les aides publiques, la voiture électrique reste perçue comme un produit élitiste, réservé à une minorité. Les freins sont encore nombreux : prix, autonomie, infrastructure de recharge, fiabilité technologique.

Face à ces constats, la route vers une électrification de masse s’annonce longue. La majorité des Français continue de privilégier le thermique, jugé plus pratique, mieux maîtrisé, et surtout, économiquement plus accessible. Pour que le véhicule électrique devienne un standard, il faudra lever ces obstacles, adapter les modèles, et surtout, restaurer la confiance des consommateurs.

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