Lundi de Pentecôte : travailler ou pas ? Ce qu’il faut savoir ce 9 juin

Le lundi de Pentecôte reste un jour férié à géométrie variable, source de nombreuses interrogations.

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Lundi de Pentecôte : travailler ou pas ? Ce qu’il faut savoir ce 9 juin. Crédit : AFP | Econostrum.info

Le lundi de Pentecôte, cette année fixé au 9 juin 2025, continue de semer la confusion chez les salariés. Jour férié pour certains, travaillé pour d’autres, il ne suit pas les règles habituelles des jours chômés. Explications.

En France, le lundi de Pentecôte est historiquement reconnu comme un jour férié depuis la loi du 8 mars 1886. Mais ce statut a été partiellement modifié en 2004 à la suite de la canicule meurtrière de 2003, rappelle TF1. Le gouvernement de l’époque, dirigé par Jean-Pierre Raffarin, a institué une journée de solidarité envers les personnes âgées et handicapées, financée par une journée de travail non rémunérée.

L’objectif : permettre le versement de la Contribution solidarité autonomie (CSA) par les employeurs, sans augmentation de salaires. En 2008, face à la confusion suscitée, le gouvernement a rétabli le caractère férié du lundi de Pentecôte, tout en maintenant le principe de la journée de solidarité. Cette dernière peut être positionnée à tout moment de l’année par l’employeur, mais beaucoup la placent encore ce lundi-là.

Travail ou repos durant la Pentecôte ? Tout dépend de votre entreprise

Le statut du lundi de Pentecôte dépend donc du secteur d’activité, des accords collectifs et des choix de chaque entreprise. Dans certains cas, les salariés ne travaillent pas, la journée restant pleinement fériée. Dans d’autres, ils doivent se rendre au travail, sans compensation particulière si cette journée est considérée comme celle de solidarité.

Ainsi, les employés de secteurs comme le commerce, les services, ou encore les petites entreprises, peuvent être appelés à travailler. À l’inverse, les fonctionnaires, ou les salariés du secteur industriel ou public, sont bien souvent en congé ce jour-là. L’école étant fermée, cela facilite aussi le repos pour les parents.

Pas de majoration salariale automatique

Contrairement à d’autres jours fériés (comme le 1er mai), le lundi de Pentecôte ne donne pas lieu à un doublement automatique de la rémunération. La règle générale prévoit une rémunération normale, sauf disposition spécifique de la convention collective ou d’un accord d’entreprise. Le salarié ne peut prétendre à une compensation particulière, sauf s’il dépasse le temps de travail prévu ou si l’accord local le prévoit expressément.

Chaque entreprise peut définir les modalités d’application de la journée de solidarité : travail le jour même, suppression d’un jour de RTT, fractionnement du temps de travail (exemple : deux minutes de plus par jour comme à la SNCF), ou encore versement de la CSA sans contrepartie demandée au salarié. En cas de doute sur le caractère travaillé ou non de ce lundi 9 juin, il est recommandé de consulter son employeur, sa convention collective ou ses représentants du personnel.

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