Transition écologique : Emmanuel Macron sonne l’alerte face aux reculs

Emmanuel Macron dénonce les reculs écologiques et défend une transition à la française, sans compromis.

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Menaces grandissantes : une base française dévoilée par l'Iran, Macron réagit . - Crédit : AFP | Econostrum.info

À la veille de la Conférence des Nations unies sur l’Océan, Emmanuel Macron hausse le ton contre le détricotage de plusieurs politiques environnementales qu’il juge essentielles à son quinquennat. Entre critiques internes, posture de vigie écologique et rappel des résultats, le chef de l’État entend bien défendre sa ligne.

Dans un entretien accordé à la presse régionale, dont La Dépêche, Emmanuel Macron n’a pas mâché ses mots. Il vise notamment les reculs récents sur plusieurs mesures emblématiques de la transition écologique : la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), l’allègement de la loi ZAN (zéro artificialisation nette des sols) ou encore la réintroduction d’un pesticide de la famille des néonicotinoïdes, pourtant controversé pour ses effets sur la biodiversité et la santé.

Le président pointe du doigt une forme d’hypocrisie politique, accusant certains élus de détricoter aujourd’hui les textes qu’ils soutenaient hier. « Tous les gens qui me donnaient des leçons, dès qu’il y a quelque chose de difficile, sont les premiers à le détricoter », fustige-t-il. Une critique qui vise des figures de tous bords, y compris dans sa propre majorité.

Maintenir le cap, malgré les résistances

Macron affirme vouloir rester ferme sur les orientations prises en matière de transition écologique. Il défend une approche qu’il qualifie d’« écologie à la française », fondée sur une transformation progressive, mais mesurée. Il insiste notamment sur la nécessité de relancer la consigne pour les plastiques, un projet mis en pause mais qu’il considère comme clé dans la lutte contre les déchets.

Il rappelle les résultats obtenus depuis 2017, notamment en matière de réduction des émissions de CO₂ : « Quand j’ai été élu en 2017, on faisait – 1 % d’émissions de CO2 par an. L’an dernier, on a fait – 4,5 %. […] Ce n’est pas facile, mais on a obtenu des résultats. » Ces chiffres, selon lui, légitiment une stratégie de long terme, loin des injonctions contradictoires du débat public.

Macron met en garde au gouvernement

Emmanuel Macron envoie aussi un signal clair au gouvernement. Il critique notamment l’incertitude générée par les récents atermoiements autour du dispositif MaPrimeRénov. « Ce n’est pas le moment de créer des incertitudes sur les dispositifs qu’on a mis en place », déclare-t-il, appelant l’exécutif à maintenir une ligne cohérente et continue.

Le président alerte sur les deux extrêmes qui, selon lui, paralysent l’action publique : ceux qui réclament tout, tout de suite, et ceux qui refusent toute contrainte. Il appelle à une mobilisation collective, estimant que « le vrai coût serait celui de l’inaction ».

Dans un climat politique tendu, Macron entend jouer le rôle de garant de la trajectoire écologique, face à un Parlement et des élus locaux parfois tentés par des reculs à visée électorale. Pour lui, la transition écologique est non négociable, car ce sont les jeunes et les générations futures qui en paieront le prix.

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