Les retraités voient à nouveau leurs cotisations de complémentaire santé augmenter en 2025. Une évolution des mutuelles qui, année après année, pèse davantage sur le budget des plus de 60 ans, avec des écarts de tarifs qui s’accentuent selon l’âge et le type de contrat souscrit.
Selon les premières estimations rapportées par Le Journal Des Seniors, les contrats individuels de mutuelle santé ont enregistré une hausse moyenne de 7 % cette année. Un pourcentage qui peut sembler modéré, mais qui s’ajoute à une hausse cumulée de près de 25 % depuis 2020. Concrètement, pour un contrat à 110 euros par mois en 2024, la dépense annuelle grimpe de 92 euros en 2025.
Ces augmentations ne s’accompagnent généralement d’aucune amélioration de la couverture. Il s’agit du même niveau de garanties, proposé à un coût plus élevé. Les profils les plus âgés, notamment les retraités de 70 ans et plus, sont particulièrement touchés, avec des surcoûts dépassant parfois 150 euros par an.
Des mécanismes de hausse peu transparents
L’augmentation n’est pas toujours clairement annoncée. De nombreux assurés découvrent les nouveaux tarifs via des mentions discrètes dans l’avis d’échéance, sous forme « d’ajustement tarifaire ». Certains contrats prévoient même une augmentation automatique liée à l’âge, difficile à repérer si l’on ne lit pas les conditions générales dans le détail.
Cette opacité tarifaire peut conduire des seniors à réduire leur couverture pour contenir leur mensualité, au risque de ne plus être protégés efficacement en cas de problème de santé. Parmi les facteurs structurels identifiés figurent : le vieillissement de la population, une augmentation des pathologies chroniques, la fin de certains dispositifs de régulation tarifaire, et le retour massif aux soins post-Covid.
S’ajoutent à cela des charges de gestion croissantes et une volonté des assureurs de compenser l’inflation en rééquilibrant leurs comptes par les hausses de cotisations.
Comment mieux gérer sa mutuelle après 60 ans
Face à cette tendance, les assurés peuvent adopter plusieurs réflexes : vérifier chaque année l’évolution de leur contrat, comparer les offres avec un comparateur indépendant, ou encore étudier leur éligibilité à la Complémentaire santé solidaire (CSS).
Changer de mutuelle est désormais possible à tout moment après un an d’engagement, sans frais. Il peut être pertinent de privilégier des formules centrées sur les soins les plus fréquents plutôt que des offres globales peu rentables.
Les hausses des complémentaires santé sont une réalité, particulièrement pour les seniors. Mais avec un suivi régulier, une lecture attentive des contrats, et une comparaison active des offres, il est donc encore possible de conserver une couverture efficace tout en maîtrisant ses dépenses.








