Taxe foncière : voici les régions où vous payez le plus (et le moins)

La taxe foncière, dont le montant varie fortement selon les territoires, met en lumière des écarts marqués entre les régions les plus et les moins imposées.

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Taxe foncière
Taxe foncière : encore une nouvelle hausse en 2026 ? Crédit : ANDBZ/ABACA | Econostrum.info

En France, les propriétaires s’acquittent d’impôts sur leurs biens immobiliers, dont fait partie la taxe foncière. Mais le montant versé varie fortement d’un contribuable à l’autre.

La taxe foncière constitue, chaque année, une charge importante pour les propriétaires. En 2024, cette fiscalité locale a rapporté 53,6 milliards d’euros à l’échelle nationale, selon les chiffres publiés début mai par la direction générale des finances publiques (DGFIP). Hors frais de gestion et taxes annexes, le produit net de la taxe s’élève à 41,9 milliards d’euros, soit une hausse de 5,4 % par rapport à 2023. Cette progression s’explique par l’augmentation continue du nombre de biens imposables, avec 730 000 nouveaux locaux créés entre 2023 et 2024.

En moyenne, les foyers français paient 1 082 euros de taxe foncière, tous biens confondus. Les maisons sont plus lourdement taxées, avec un montant moyen de 1 072 euros, contre 851 euros pour les appartements. Ces moyennes nationales masquent toutefois des écarts importants selon les territoires, les dynamiques fiscales locales, et la nature des biens détenus.

La taxe foncière diffère d’une région à une autre

La région Île-de-France domine largement le classement des régions les plus taxées, avec une moyenne de 2 708 euros, suivie de Provence-Alpes-Côte d’Azur (1 940 euros) et des DOM (2 407 euros). À l’opposé, les régions Bretagne (1 319 euros) et Corse (1 263 euros) affichent les montants les plus modérés. Ces disparités s’expliquent en partie par les valeurs locatives cadastrales, qui servent de base au calcul de la taxe, et par le niveau des taux votés par les collectivités locales.

Les écarts se creusent encore davantage à l’échelle des départements. Mayotte (3 646 euros) et la Seine-Saint-Denis (3 642 euros) détiennent les records, suivis de près par le Val-de-Marne (2 949 euros) et l’Essonne (2 767 euros). À Paris, la taxe foncière moyenne atteint 2 450 euros, soit moins que dans plusieurs départements franciliens voisins. À l’autre extrémité, les départements les moins taxés sont la Creuse (1 036 euros), la Vendée (1 038 euros) et la Haute-Corse (1 082 euros).

Une pression fiscale alimentée par l’inflation

Depuis plusieurs années, la taxe foncière progresse mécaniquement, car les valeurs cadastrales sont indexées sur l’inflation. Ainsi, après une hausse de 7,1 % en 2023, l’impôt a augmenté de 3,9 % en 2024, et une nouvelle hausse de 1,7 % est déjà prévue pour 2025. Ces revalorisations automatiques s’ajoutent aux décisions locales, rarement orientées à la baisse, compte tenu des besoins croissants de financement des collectivités.

Dans ce contexte, de plus en plus de propriétaires s’interrogent sur leur situation individuelle par rapport à la moyenne nationale. Les chiffres département par département permettent aujourd’hui de mieux comprendre où l’on se situe et pourquoi les écarts peuvent être aussi importants.

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