La production industrielle en France a enregistré une progression modeste de 0,2% en mars, poursuivant ainsi son élan de hausse pour le deuxième mois consécutif, selon les données publiées par l’Insee ce mardi. Cette performance, bien qu’orientée à la hausse, reflète des disparités entre les différents secteurs de l’industrie.
La production manufacturière a été l’un des moteurs principaux de cette augmentation. Elle a affiché une croissance de 0,6% en mars, soutenue par la forte hausse de la production dans la fabrication de matériel de transport, notamment l’industrie automobile, qui a progressé de 3,1%. Cette dynamique contraste cependant avec la baisse observée dans certains autres secteurs, comme la fabrication de biens d’équipement, particulièrement dans les produits informatiques, électroniques et optiques, ainsi que dans le textile, l’habillement et la chaussure, qui ont enregistré des baisses respectives de 0,6% et 0,3%.
L’Insee a également révisé ses chiffres de production pour le mois de février. La production industrielle a ainsi été corrigée à la hausse de 0,7% à 1,0%, suite à une réévaluation de la production d’électricité, tandis que l’indice manufacturier a été légèrement abaissé à 1,3%.

Une évolution contrastée de la production industrielle selon les secteurs
Dans les secteurs plus touchés par la hausse des coûts de l’énergie, la situation demeure préoccupante. Les industries extractives, ainsi que celles liées à l’énergie et à l’eau, ont vu leur production se réduire de 2,0% en mars, après une baisse de 0,5% en février. De même, la construction, après un rebond de 1,5% en février, a rechuté de 0,9% en mars. Au premier trimestre, la production industrielle a accusé une baisse de 0,4% par rapport à la même période de 2024, avec une chute de 1,0% dans l’industrie manufacturière.
L’Insee met également en lumière les conséquences de la flambée des prix de l’énergie entre 2021 et 2023, particulièrement ressentie dans les secteurs industriels les plus énergivores. La sidérurgie, par exemple, a enregistré une chute de 29,9% de sa production, tandis que la fabrication de produits chimiques et de pâte à papier a vu ses volumes se contracter respectivement de 16,7% et 12,8%. Ces secteurs restent particulièrement vulnérables à la hausse continue des coûts de production.
Ainsi, bien que la production industrielle en France affiche une légère reprise en mars, le secteur reste marqué par des disparités significatives. Les secteurs les plus énergivores continuent de souffrir, malgré quelques hausses notables dans des industries comme le transport et le raffinage.








