Clément Beaune, Haut-commissaire au Plan, a abordé la question d’un service militaire et civique dans le cadre de l’émission « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce 5 mai 2025. Il a défendu l’idée d’un « service hybride, civil et militaire », qu’il considère comme un moyen de renforcer la cohésion nationale. Selon lui, « un moment d’engagement serait une façon de retrouver une cohésion nationale forte ».
Le Haut-commissariat au Plan a publié une note concernant les services militaires et civiques, explorant différentes options pour intégrer les jeunes dans des missions d’intérêt public. Clément Beaune a expliqué sur les plateaux de TF1 que l’option hybride, qui permettrait de choisir entre un service civil ou militaire pendant quelques mois, pourrait être moins coûteuse et plus accessible pour les armées. Il a ajouté que cette approche créerait « un creuset commun », renforçant ainsi les liens sociaux au sein de la population jeune.
Dans son intervention, Beaune a souligné qu’il s’agissait d’un « projet de société » envisageable sur plusieurs années. Il a rappelé que l’option d’un service militaire universel, obligatoire, représenterait un coût d’environ 15 milliards d’euros par an, ce qui le rendrait difficile à mettre en œuvre. Il a précisé que ce coût serait trop élevé et que la capacité d’accueil de l’armée, bien que performante, serait mise à mal.
Pas de service militaire obligatoire pour le moment, mais un service hybride
Le Haut-commissaire a également évoqué la nécessité d’une « mobilisation collective » pour réussir ce projet. Il a suggéré que le service hybride puisse inclure des missions dans des secteurs variés tels que la santé, la solidarité, ou encore la protection de l’environnement. Clément Beaune a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait pas uniquement de faire des jeunes des « soldats », mais de les engager dans des activités civiques significatives pour la société. Il a également précisé qu’il faudrait « probablement réfléchir à l’obligation » si l’on souhaitait rendre ce service accessible à toute une génération.
Pour Beaune, le service civique, déjà en place pour environ 100 000 jeunes chaque année, pourrait être « dopé » pour inclure davantage de jeunes, avec une durée d’engagement variant de six à sept mois. Le ministre a déclaré que ce service pourrait coûter autour de 3 milliards d’euros et nécessiterait la coopération de l’État, des collectivités locales et des entreprises pour offrir un cadre structuré et des missions diverses.
Clément Beaune a aussi mentionné la possibilité d’organiser un référendum sur la question. « Si on ne parle pas de la dimension militaire, qui n’est pas dans le champ du référendum, la dimension du service civique, c’est en tout cas théoriquement possible d’en faire un référendum », a-t-il conclu, marquant l’importance de ce débat en tant que question de société majeure pour l’avenir de la jeunesse en France. L’idée d’un service hybride, combinant l’engagement civil et militaire, semble donc prendre forme comme un projet à long terme visant à renforcer l’unité et la solidarité nationale.








