La fraude fiscale continue de peser lourdement sur l’économie de la France et représente un véritable gouffre financier pour le gouvernement. Pour lutter contre ce fléau, notamment en ce contexte de déficit budgétaire, l’État compte durcir les contrôles fiscaux pour identifier les fraudeurs et restituer les sommes perdues.
Actuellement en France, le montant de la fraude fiscale est estimé à 100 milliards d’euros par an, selon le Haut Conseil des finances publiques. Grâce à l’intelligence artificielle et à la hausse des contrôles fiscaux, le fisc a pu déceler 16,7 milliards d’euros de fraude en 2022. Au total, l’État a pu restituer 13 milliards d’euros de ces infractions. On constate que le durcissement des contrôles fiscaux a porté ses fruits, puisque ce montant a doublé en l’espace de cinq ans.
Le gouvernement espère récolter jusqu’à 15 milliards en 2026, soit 2 milliards de plus qu’en 2022. Outre le déficit budgétaire et les raisons économiques de ces contrôles fiscaux, l’État vise également à rétablir l’équité entre les citoyens et à les inciter à faire confiance au système fiscal. Du côté des partis politiques, tout le monde s’accorde à dire que la lutte contre la fraude est essentielle.
La fraude fiscale demeure un problème récurrent
Malgré les nombreuses mesures mises en place pour débusquer les fraudeurs, la fraude fiscale demeure un problème récurrent auquel les autorités se retrouvent désarmées. Bien que l'emploi de nouveaux outils tels que l’intelligence artificielle et les réseaux sociaux ait été une réussite, les fraudeurs multiplient les techniques pour échapper aux impôts sans se faire prendre.
« La fraude, c’est de l’argent volé aux Français », avait déclaré la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin, sur France Info. Et d’ajouter : « On n’est plus du tout dans le voisin qui ne déclare pas très bien ses revenus, on est désormais face à une véritable industrie de la fraude organisée. »
Comme l’explique, d’autre part, la sénatrice et rapporteure générale de la commission des affaires sociales, Élisabeth Doineau, la fraude fiscale est au cœur des priorités du gouvernement. « Tous les ministres qui se sont succédé ces dernières années aux Comptes publics, d’Olivier Dussopt à Gabriel Attal en passant par Amélie de Montchalin, en ont fait leur priorité », a-t-elle déclaré, rapporte La Tribune.
Avec les nouveaux outils modernes employés, ainsi que le recrutement d’enquêteurs qualifiés et la multiplication des contrôles, le nombre de fraudes fiscales est en baisse et devrait maintenir cette tendance au cours des années à venir.








