Carburants : les prix de l’essence et du gazole baissent significativement

Les prix des carburants connaissent une baisse bienvenue en France, soulageant ainsi les automobilistes et les ménages.

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Carburants : les prix de l'essence et du gazole baissent significativement. Crédit : Canva | Econostrum.info

Bonne nouvelle pour les automobilistes français : les prix des carburants enregistrent une baisse significative. Après la chute des cours du pétrole, les tarifs de l’essence et du gazole reculent enfin en France, apportant un soulagement bienvenu aux budgets de nombreux ménages.

Le gazole s’affiche désormais sous la barre de 1,50 euro le litre dans certaines grandes surfaces, tandis qu’il tourne autour de 1,55 euro dans les points de distribution les plus courants et jusqu’à 1,65 euro dans les stations indépendantes. Du côté de l’essence SP95-E10, les prix sont en moyenne de 1,70 euro le litre, contre 1,73 euro fin mars. Pour certains acteurs du secteur comme Michel-Edouard Leclerc, un tarif de 1,50 euro pour le diesel semble atteignable à court terme, si la tendance actuelle se confirme.

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Capture d’écran d’un tableau des prix de Carburants.org

À quoi est due cette baisse des prix des carburants ?

Cette accalmie s’explique en partie par la baisse du dollar face à l’euro, ce qui rend le pétrole moins coûteux pour les importateurs européens. À cela s’ajoutent les perspectives économiques mondiales revues à la baisse, un facteur qui réduit les prévisions de consommation d’énergie.

Par ailleurs, l’Opep a récemment annoncé une augmentation de sa production, ce qui contribue à maintenir des stocks élevés. Sur les marchés, le baril de Brent a chuté de 76 dollars début avril à moins de 60 dollars, avant de se stabiliser légèrement autour de 64 dollars. Le WTI américain, lui, est passé sous la barre des 60 dollars, un seuil qui n’avait pas été franchi depuis plus de quatre ans, indique PrixduBaril.

Malgré cette tendance favorable, la prudence reste de mise. Le marché pétrolier est qualifié de « très tendu » par Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin. Si les prix venaient à continuer leur chute, certains producteurs comme l’Arabie saoudite, l’Iran ou l’Irak pourraient réduire leur production pour enrayer la baisse. Côté français, les distributeurs réagissent rapidement, comme le souligne Francis Pousse, président de Mobilians, en évoquant des marges fixes restreintes de 3 à 4 centimes par litre, qui limitent les écarts entre stations.

Une bouffée d’oxygène sous conditions

Pour les automobilistes, cette baisse représente une opportunité de soulagement budgétaire, notamment pour les trajets domicile-travail ou les vacances de printemps. Mais la pérennité de cette tendance reste incertaine, car elle dépend de nombreux paramètres extérieurs : géopolitique, production, consommation mondiale.

Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), note que le baril retrouve son niveau d’avant la guerre en Ukraine, ce qui pourrait marquer une forme de retour à la normale – à condition que les tensions ne reprennent pas. En attendant, la vigilance reste de mise, même si, pour l’heure, le recul des prix est bel et bien là.

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