En France, des millions de foyers vivent grâce aux aides sociales. Toutefois, selon une récente étude de la Drees, le pays soutient davantage les travailleurs modestes que les personnes sans emploi, une donnée qui soulève de nombreuses interrogations sur la façon dont les prestations sociales sont attribuées en France.
Concernant les personnes sans emploi, la France offre un soutien substantiel, bien qu’il ne soit pas nécessairement le plus généreux parmi les pays étudiés. En comparaison avec des pays comme les États-Unis ou le Canada, où les aides pour les chômeurs sont relativement faibles, la France propose des minima sociaux et des aides au logement plus favorables.
Cela dit, des pays comme l’Allemagne et la Suède apportent également un soutien fort aux personnes sans ressources, mais, à l’inverse, ces pays offrent moins d’aides aux travailleurs modestes, ce qui fait que le soutien au travailleur à bas salaire y est plus faible qu’en France.
La France soutient davantage les travailleurs modestes
La France se distingue dans cette comparaison internationale par son soutien substantiel aux travailleurs modestes, en particulier grâce à la prime d’activité. Cette aide permet à ces salariés de bénéficier d’un revenu disponible plus élevé que dans de nombreux autres pays. En comparaison, des pays comme l’Allemagne ou la Suède soutiennent moins les travailleurs à bas revenu. Cette différence reflète des choix politiques distincts concernant la manière dont les pays redistribuent les richesses issues du travail.
L’étude de la Drees a analysé le revenu disponible des personnes en âge de travailler, qu’elles soient sans emploi ou qu’elles occupent un emploi rémunéré à moitié du salaire moyen national. Cette analyse a été réalisée dans le cadre d’une comparaison entre 12 pays, dont la France, mais aussi des nations comme les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud.
Trois groupes de pays
L’étude a permis de classer les pays en trois groupes principaux. Le premier groupe inclut la Pologne, le Canada et les États-Unis, des pays qui soutiennent peu à la fois les travailleurs modestes et les personnes sans emploi. Le deuxième groupe, comprenant la France, l’Espagne, le Royaume-Uni et le Japon, soutient à la fois les travailleurs modestes et les personnes sans emploi de manière significative.
Enfin, le troisième groupe, qui regroupe des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la Suède, soutient davantage les personnes sans emploi, mais accorde moins d’aides aux travailleurs à bas salaire. Cette étude montre donc que le gouvernement français privilégie le soutien aux travailleurs modestes, une politique qui pourrait avoir des conséquences sur les orientations des politiques sociales dans les années à venir.








