SNCF : SUD Rail s’achemine vers « une semaine noire sur le pont du 8 mai »

Après l’échec des discussions entre la SNCF et SUD Rail, les perturbations prévues pour le pont de mai sont inévitables.

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SNCF : en absence de négociations concluantes, SUD Rail annonce « une semaine noire sur le pont du 8 mai » - Crédit : Canva | Econostrum.info

Les négociations entre la SNCF et le syndicat SUD-Rail, qui se sont déroulées l’après-midi du 23 avril, n’ont pas été concluantes. Comme l’a indiqué le secrétaire fédéral du syndicat, Fabien Villedieu à France Info, la compagnie ferroviaire a refusé catégoriquement leur réclamation, qui était une augmentation de la prime de travail. Par conséquent, le pont du 8 mai risque de ne pas être épargné par les grèves.

Pour rappel, le président de la SNCF, Christophe Fanichet, avait fait part de la capacité de l’entreprise à éviter les grèves et les perturbations qui peuvent en découler. Le dirigeant misait sur le dialogue social pour dissuader les syndicats du maintien de leur mouvement de grève. Or, en l’absence d’un accord entre les deux parties, la grève risque d’être maintenue.
« On s’achemine vers une semaine noire sur le pont du 8 mai », prévient Fabien Villedieu au micro de France Info.

Le secrétaire de SUD-Rail explique que la SNCF a rejeté leur revendication d’augmenter la prime de travail. En ce qui concerne la modification des conditions de travail, il rapporte que la compagnie ferroviaire propose « des réunions lundi et mardi pour se mettre d’accord sur un ordre du jour pour un audit qui aurait lieu au mois de juin et qui rendrait ses conclusions en septembre. Si on est dans le cadre d’un conflit autour du 8 mai, on n’est pas pour des premières conclusions en septembre. »

Les augmentations prévues par la SNCF sont insuffisantes, selon le secrétaire général de SUD-Rail

De son côté, la SNCF ne semble pas vouloir changer de position. Elle rappelle les différentes augmentations prévues pour les employés, à l’instar d’une hausse de salaire de 2,2 %, malgré un taux d’inflation à 1,3 %. Elle évoque également une prime d’intéressement de 1 300 euros. Toutefois, ces revalorisations sont loin de satisfaire les syndicats des employés, qui estiment que la compagnie ferroviaire est en mesure d’offrir bien plus à ses travailleurs.

« Ces trois dernières années, la SNCF a gagné 5,3 milliards d’euros, c’est l’entreprise la plus profitable d’Europe », dénonce Fabien Villedieu. Et d’ajouter : « Là où tout le monde perd de l’argent, nous, on gagne un pognon de dingue et les cheminots n’en voient jamais le début de la couleur. »

« Le 7 mai, on sera ensemble »

Le secrétaire de SUD-Rail déplore l’incapacité des syndicats à se mettre d’accord. Pour rappel, les syndicats ont déposé plusieurs préavis de grève à des dates différentes. Or, il se réjouit d’annoncer que, le 7 mai, l’ensemble des protestataires seront réunis. Il explique, d’autre part, que cette dernière réunion a réduit à néant leur dernier espoir.

« Jusqu’à présent, on avait encore l’illusion, l’espoir de trouver des solutions, des portes de sortie, des points de négociation. Aujourd’hui, on tombe un peu de notre chaise », a-t-il déclaré à France Info. Il estime que la compagnie ferroviaire « ferme toutes les portes », ajoutant que « la seule porte qu’elle ouvre, ce sont des réunions ». Des réunions qui n’ont visiblement pas conduit à un accord entre les deux parties, qui demeurent dans le conflit, ce qui prédit clairement le maintien des grèves.

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