RSA, AAH, allocations familiales… : Amélie Montchalin veut geler la revalorisation des aides en 2026

Pour réduire les dépenses, le gouvernement envisage de ne pas indexer certaines prestations sociales.

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Aides sociales
RSA, AAH, allocations familiales... : Amélie Montchalin veut geler la revalorisation des aides en 2026 . Crédit : Canva | Econostrum.info

Dans le cadre de la préparation du budget 2026, le gouvernement cherche à réaliser 40 milliards d’euros d’économies. Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes publics, évoque l’idée d’une année blanche pour les prestations sociales, consistant à geler certaines allocations et aides, sans les ajuster à l’inflation.

Contrairement à l’année blanche instaurée lors de la crise du Covid, où l’État avait maintenu les revenus pour certains secteurs comme les intermittents du spectacle, cette fois l’idée est de ne pas augmenter les prestations sociales comme prévu par la loi, souligne Franceinfo. Cela concernerait des aides telles que le RSA, la prime d’activité, les allocations familiales, les minima sociaux, ainsi que les retraites. L’objectif est de réaliser des économies en évitant de revaloriser ces prestations en fonction de l’inflation.

Les économies attendues par le gel des prestations sociales

Pour 2026, l’inflation est estimée à 1,4%. Si cette prévision se confirme, le gel des pensions de retraite pourrait permettre d’économiser jusqu’à 4 milliards d’euros. Dans le cas où d’autres prestations sociales sont également concernées par ce gel, les économies totales pourraient alors être encore plus importantes. En effet, la suppression des augmentations de certaines aides permettrait de dégager davantage de ressources financières pour atteindre les objectifs budgétaire que s’est fixé l’État.

Bien que cette idée d’une année blanche soit inédite, plusieurs gouvernements précédents ont eu recours à des sous-indexations des prestations sociales. En 2012, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, les allocations familiales et les aides au logement avaient été augmentées de seulement 1%, soit bien en deçà de l’inflation. En 2014, sous François Hollande, les retraites avaient été gelées, et en 2019, le gouvernement d’Édouard Philippe avait limité la revalorisation des pensions à seulement 0,3%.

Quelles aides seraient concernées ?

Amélie de Montchalin n’a pas précisé quelles prestations seraient concernées par le gel. Toutefois, il est probable que des prestations essentielles, comme les minima sociaux (le RSA, l’allocation adulte handicapé) soient préservées, afin de ne pas pénaliser les plus vulnérables. Il est aussi possible que le gel ne concerne que certaines catégories, comme les retraites des plus aisés, une mesure qui avait déjà été envisagée par Michel Barnier dans le passé.

Pour atteindre ses objectifs budgétaires et ainsi réduire le déficit public, le gouvernement envisage plusieurs pistes dans le cadre du Budget 2026. En plus d’une possible année blanche pour les prestations sociales, il cible également l’abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités. En effet, pour augmenter les recettes fiscales, l’État étudie la possibilité de mettre fin à ce dispositif.

Ces propositions, bien que présentées pour équilibrer le budget 2026, devront encore être débattues politiquement. La suppression ou le gel de certaines prestations sociales pourrait provoquer une forte réaction, notamment parmi les retraités et les syndicats. La mission s’annonce donc très délicate pour le gouvernement, qui doit impérativement baisser les dépenses dès l’année prochaine.

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