En mai 2025, plusieurs jours fériés tombent en semaine, offrant à certains travailleurs l’occasion de profiter de week-ends prolongés, tandis que pour d’autres, ces journées signifient des salaires augmentés. À l’approche de ces journées, il est donc essentiel de comprendre ce que dit la loi sur la rémunération des jours fériés.
Le 1er mai est le seul jour férié en France où la loi impose à tous les salariés de bénéficier d’un jour de repos, quel que soit leur secteur d’activité. Cette journée, dédiée à la fête du travail, doit être respectée par toutes les entreprises, sauf pour celles qui fonctionnent en continu, comme les hôpitaux ou les transports publics, où l’activité continue malgré le jour férié. D’ailleurs, les boulangers veulent également pouvoir faire travailler leur travailleurs.
Pour les salariés qui ne travaillent pas le 1er mai, il n’y a aucune réduction de salaire. En revanche, ceux qui sont amenés à travailler voient leur rémunération doublée. En effet, la loi prévoit que les heures effectuées le 1er mai doivent être rémunérées à hauteur du salaire habituel, mais doublées par l’employeur. En plus de cette majoration, un repos compensateur peut être accordé, selon la convention collective de l’entreprise. Cependant, ce repos n’annule pas la majoration salariale, il vient simplement s’ajouter à celle-ci.
Le 8 mai : conditions variables
Le 8 mai, jour de la victoire de 1945, n’est pas obligatoirement chômé pour tous les salariés de France. Contrairement au 1er mai, la décision de faire de ce jour férié un jour de repos, ou pas, dépend des accords internes à chaque entreprise : convention collective, accord d’entreprise ou alors simple décision prise par l'employeur lui-même, détaillent nos confrères de CNews.
Par conséquent, si un employeur décide de faire du 8 mai un jour férié chômé, les salariés qui ne travaillent pas ce jour-là perçoivent leur salaire habituel. En revanche, si un salarié est contraint de travailler ce jour-là, il a droit à une rémunération doublée ou à un jour de congé supplémentaire. Les conditions exactes dépendent des accords internes de chaque entreprise.
Pour les 1er et 8 mai prochains, les salariés devront donc être particulièrement vigilants, car les règles sont différentes. Si le 1er mai est une journée chômée et payée pour tous les travailleurs, ce n’est pas forcément le cas pour celle du 8 mai (qui tombera un jeudi). Par conséquent, les salariés doivent impérativement prendre connaissance des accords internes de leur entreprise afin d’éviter tout malentendu ou désagrément.








