Routes partagées : c’est quoi ce nouveau type de route qui se multiplie en France ?

La Seine-et-Marne a mis en place le modèle des routes partagées pour sécuriser la circulation des cyclistes.

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Route partagée
Routes partagées : c’est quoi ce nouveau type de route qui se multiplie en France ? - Crédit : Canva | Econostrum.info

Inspirées des modèles nordiques, les routes partagées, également appelées chaussée à voie centrale banalisée ou chaucidou, ont récemment fait leur apparition en Seine-et-Marne. Ces aménagements ont pour but d’améliorer la sécurité des cyclistes, ainsi que les conducteurs de moto. Ce système a déjà eu des résultats concluants au niveau d’autres départements, à l’exemple de la Seine-Saint-Denis.

Le concept de la chaussée à voie centrale banalisée est simple : une voie centrale est attribuée aux véhicules motorisés, tandis que deux couloirs sont réservés aux cyclistes et autres usagers de la route non motorisés. Ainsi, les cyclistes pourront partager la route avec les automobilistes, sans être exposé à un risque d’accident. Selon les expérimentations, ce système incite les conducteurs automobiles à réduire la vitesse à laquelle ils roulent, contribuant ainsi à la réduction du risque d’accidents.

Le fonctionnement des routes partagées est simple. Les voitures roulent sur la voie centrale, puis, lorsqu’ils aperçoivent un cycliste, doivent se déplacer sur le côté de manière à l’éviter. Cette disposition est intéressante particulièrement sur les routes étroites, sur lesquelles il n’est pas possible de mettre en place une route dédiée aux cyclistes. Elle permet aux deux usagers de circuler librement sans risque de collision, mais peut sembler contraignante pour les conducteurs de voiture, contraint de rouler doucement pour se décaler en cas de présence de cycliste.

La route partagée pourrait s’étendre à d’autres territoires

Avant d’être déployé en Seine-et-Marne, le système a déjà été expérimenté dans d’autres départements de la région Île-de-France, comme l’Essonne et la Seine-Saint-Denis. Ces départements ont connu un certain succès avec l’implantation des routes partagées et le modèle a prouvé son efficacité pour améliorer la sécurité des cyclistes, particulièrement dans des zones où la place manque pour aménager des pistes cyclables séparées.

Le premier « chaucidou » a été déployé dans le département de l’Essonne, et son implantation a servi de référence pour les nouvelles initiatives, comme celle dans la commune de Gometz-le-Châtel. À présent, c’est au tour de Seine-et-Marne de mettre en place ce dispositif sur la route départementale RD 134E1, comme l’indique Cnews. Cette nouvelle route partagée relie les communes de Crèvecoeur-en-Brie et Houssaye-en-Brie et constitue un exemple de plus de l’engagement des autorités locales pour améliorer la sécurité des usagers vulnérables. Cet aménagement a été autorisé par l’article R. 431-9 du code de la route. Il pourrait peu à peu se généraliser en France, dans le but de répondre à la volonté des autorités de rendre la circulation plus sûre pour les cyclistes, sans nécessiter d’importants travaux d’infrastructure.

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