La Niña disparaît : Quels changements climatiques attendre pour cet été ?

La fin du phénomène La Niña, annoncée en mars 2025, ouvre la voie à une configuration neutre dans l’océan Pacifique, avec des implications possibles sur la saison des ouragans.

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La Niña
La Niña disparaît : Quels changements climatiques attendre pour cet été ? Crédit : Canva | Econostrum.info

Le 11 avril 2025, les météorologues ont annoncé la disparition de La Niña, un phénomène climatique important qui a influencé les conditions météorologiques mondiales pendant plusieurs mois. Cette fin marque la transition vers une configuration neutre dans l’océan Pacifique, un changement qui pourrait avoir des répercussions sur la saison estivale à venir. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement pour le climat et la météo mondiale ?

La Niña, qui fait partie de l’oscillation australe El Niño (ENSO), a modifié les températures de l’eau dans l’océan Pacifique équatorial. Quand ce phénomène se manifeste, les températures de l’eau deviennent inférieures de 0,5°C à la normale, affectant ainsi les systèmes météorologiques mondiaux, de l’Amérique du Sud à l’Asie du Sud-Est. Son impact était notable en 2024, mais en mars 2025, les températures de l’eau sont devenues normales, mettant ainsi fin à ce phénomène.

Les experts prévoient que l’ENSO-Neutre dominera désormais la région, ce qui signifie qu’aucun phénomène comme La Niña ou El Niño n’influencera de manière marquée le climat mondial dans les mois à venir. Les conditions de température de l’eau autour de l’équateur dans l’océan Pacifique devraient donc se stabiliser, et bien que l’influence de La Niña puisse persister légèrement pendant les prochaines semaines, son effet devrait s’estomper rapidement avec l’approche de l’été.

Les conséquences de l’ENSO neutre

Le passage à une configuration neutre du phénomène ENSO a plusieurs implications pour le climat mondial. Contrairement à La Niña et El Niño, qui ont des effets bien définis sur les températures mondiales et les phénomènes météorologiques (comme les sécheresses, les tempêtes ou les changements dans la circulation atmosphérique), l’ENSO neutre a des effets moins directs. En effet, les anomalies de température observées pendant les périodes ENSO neutres sont généralement négligeables, ce qui rend les prévisions climatiques mondiales plus complexes, car il n’y a pas de signe dominant comme dans le cas de La Niña ou El Niño.

Cela dit, l’ENSO neutre tend à influencer l’activité des cyclones tropicaux. En particulier, le cisaillement des vents, un facteur clé qui entrave la formation des cyclones tropicaux dans l’océan Atlantique, sera réduit. Ce phénomène pourrait donc conduire à une augmentation de la fréquence et de l’intensité des ouragans dans la région atlantique pendant l’été 2025, une période qui se prépare à une saison des cyclones plus active que la normale.

Une saison des ouragans plus intense après La Niña ?

La transition vers une configuration neutre pourrait également affecter la saison des ouragans dans l’Atlantique. Avec un cisaillement des vents plus faible, les conditions deviennent plus favorables à la formation de cyclones tropicaux. Ce phénomène pourrait entraîner un nombre plus élevé d’ouragans par rapport aux années précédentes, où le cisaillement a souvent été plus fort et a limité leur développement.

Bien que la situation soit encore incertaine, les experts estiment qu’il y a une probabilité accrue d’une saison des ouragans supérieure à la moyenne cette année. Les tempêtes tropicales et les ouragans pourraient donc se multiplier et devenir plus intenses, ce qui aurait des répercussions sur les zones côtières, principalement en Amérique centrale, aux Caraïbes, et sur la côte est des États-Unis.

Le passage à l’ENSO neutre enlève un des principaux indicateurs climatiques utilisés par les météorologues pour établir des prévisions saisonnières. Sans l’influence prévisible de La Niña ou El Niño, les météorologues devront se concentrer davantage sur les conditions atmosphériques et océaniques locales. Cela pourrait rendre les prévisions climatiques et météorologiques pour l’été 2025 plus difficiles à établir, car l’ENSO neutre n’apporte pas de signe clair ou de signal fort sur les tendances météorologiques à venir.

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