L’indice de référence des loyers (IRL), publié par l’Insee, progresse de 1,40 % au premier trimestre 2025. Il s’agit de la plus faible augmentation observée depuis plus de trois ans, signalant un ralentissement attendu par les locataires.
L’Insee a dévoilé ce mardi 15 avril l’IRL applicable pour le deuxième trimestre 2025. Cet indice, utilisé pour calculer l’évolution des loyers d’habitation, atteint désormais 145,34, soit une augmentation de 1,40 % par rapport à la même période en 2024. Ce chiffre marque une rupture avec la dynamique des années précédentes. Depuis 2022, les hausses avaient régulièrement dépassé les 3 %, obligeant le gouvernement à instaurer un plafonnement exceptionnel à 3,5 %, valable jusqu’à la fin 2023.
Le dispositif n’a pas été reconduit cette année, mais la dynamique des prix ne justifie plus une telle mesure. L’IRL est calculé à partir de l’évolution des prix à la consommation hors tabac sur les douze derniers mois. Il détermine le plafond légal de revalorisation des loyers si une clause d’indexation figure dans le contrat de bail. Contrairement à une idée reçue, cette révision n’est pas automatique : elle doit être prévue contractuellement et appliquée à la date anniversaire du bail.
Un répit modeste mais réel pour les locataires
Même si les loyers continuent d’augmenter, la progression reste modérée. Un locataire qui verse actuellement 561 euros pour un studio verra son loyer augmenter de 7,85 euros maximum. Pour un deux-pièces à 758 euros, la hausse atteint 10,60 euros. Dans le cas d’une maison avec un loyer mensuel de 1 080 euros, l’augmentation sera limitée à 15,10 euros. Ces ajustements, bien que présents, restent largement inférieurs aux progressions constatées les années précédentes.
Cette modération constitue un soulagement pour de nombreux ménages locataires. Dans un contexte où l’inflation générale ralentit, la maîtrise de l’évolution des loyers contribue à atténuer les tensions sur le pouvoir d’achat, particulièrement dans les zones urbaines tendues. Elle redonne également un peu de visibilité à ceux qui peinent à équilibrer leur budget face à la montée des autres charges fixes.
Un indicateur à suivre de près
L’évolution de l’IRL reste un marqueur sensible pour l’ensemble du secteur locatif. En période d’incertitude économique, son évolution influence directement le budget de millions de foyers. La tendance au ralentissement pourrait se prolonger si la désinflation actuelle se confirme dans les prochains mois. Les chiffres à venir au début de l’été 2025 permettront d’évaluer si cette stabilisation est durable ou simplement conjoncturelle. Pour l’heure, les locataires bénéficient d’une parenthèse d’apaisement dans un marché encore tendu.








