Fonction publique : vers une réduction des effectifs en 2026

Bercy demande une réduction significative des effectifs dans la fonction publique, dans le cadre de la préparation du budget 2026.

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Fonction publique : valorisation des salaires de 356 000 fonctionnaires en 2026. Crédit : Canva | Econostrum.info

Dans un contexte de pression budgétaire, la direction du Budget a envoyé une circulaire aux ministères leur demandant de proposer des économies « ambitieuses » pour le budget 2026. Parmi les mesures envisagées, la réduction des effectifs dans la fonction publique figure en bonne place. Ce choix, destiné à rationaliser les dépenses publiques, pourrait avoir un impact direct sur les agents publics et les services offerts aux citoyens.

Le 3 avril 2025, Bercy a donné ses directives aux ministères pour la préparation du budget 2026, soulignant la nécessité de réduire les dépenses publiques de manière substantielle. Mélanie Joder, directrice du Budget, précise que la gestion des finances publiques doit désormais reposer sur des « choix de politiques publiques » clairement définis, sans considérer le budget de 2025 comme un point de départ, mais comme un maximum. Cela implique des mesures d’économies strictes et une réévaluation de chaque dépense publique. Les ministères devront justifier chacune de leurs actions en questionnant leur utilité, leur efficacité, et la pertinence des moyens utilisés.

L’impact sur les effectifs de la fonction publique

Une des mesures phares demandées par Bercy concerne la réduction des effectifs. En effet, la circulaire demande aux ministères de présenter un « niveau ambitieux de diminution » de leurs effectifs, avec une attention particulière à la programmation des emplois, qui devra être justifiée en fonction des besoins tendanciels de chaque secteur. Cette demande de réduction pourrait affecter plusieurs domaines de la fonction publique et pourrait signifier des suppressions de postes dans certains ministères, bien que cela ne soit pas encore précisé.

En parallèle, la question de la rémunération des agents publics reste un sujet sensible. Dans un contexte de rigueur budgétaire, Bercy a également demandé aux ministères de retenir l’hypothèse d’une « stabilité » du point d’indice pour 2026. Cela signifie qu’il n’y aura pas de hausse générale des salaires des fonctionnaires dans le cadre du prochain budget, un choix qui reflète les préoccupations budgétaires du gouvernement et l’absence de marges de manœuvre pour des augmentations salariales.

Les ministères appelés à identifier les économies possibles

Les discussions à venir, programmées entre le 28 avril et le 18 mai 2025, devront aboutir à des arbitrages concernant les plafonds de crédits de chaque ministère. Bercy insiste sur le fait que chaque nouvelle dépense devra être compensée par une économie équivalente, selon une logique de budget « base zéro ». Ainsi, les ministères devront proposer des réductions de dépenses qui ne se limiteront pas seulement aux suppressions d’emplois, mais s’étendront à toutes les formes de dépenses publiques.

Le cadre strict imposé par Bercy pour le budget 2026 marque un tournant dans la gestion des finances publiques françaises. La réduction des effectifs dans la fonction publique, associée à la rationalisation des dépenses et au gel du point d’indice, pourrait entraîner une révision importante des services publics. Bien que ces mesures visent à réduire le déficit et à améliorer l’efficacité des dépenses, elles suscitent des inquiétudes concernant l’impact sur les services et les conditions de travail des agents publics.

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